Les titres de la la presse du mardi 10 juin 2008

Il n’y a pas eu d’attentat à Bouira
Suite à l’information reprise par de nombreux médias, notamment les télévisions et les sites internet annonçant un attentat terroriste à Bouira avec un nombre élevé de victimes, les journalistes des bureaux d’El Watan de Bouira et de Tizi Ouzou ont sillonné la ville de Bouira et ses alentours sans trouver trace d’un quelconque attentat. Ces informations interviennent alors que se développe une psychose alimentée par des rumeurs d’explosions de bombes dans les quartiers de la capitale. Alger avait vécu une ambiance similaire au lendemain de l’attentat du 11 avril 2007 contre le palais du gouvernement.
Par ailleurs, le ministère de la défense a apporté une mise au point concernant le nombre de 13 morts rapporté par certains médias dans le double attentat à la bombe à la gare ferroviaire de Beni-Amrane. « Le ministère de la défense nationale dément cette information et affirme que cet attentat a fait deux morts : un ressortissant français et son chauffeur de nationalité algérienne » indique la mise au point.
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ATTENTAT SUPPOSÉ À BOUIRA RAPPORTÉ PAR REUTERS
Le ministère de l’Intérieur dément
Le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales a apporté hier, un démenti catégorique à une dépêche de l’agence de presse Reuters faisant état d’un attentat à l’explosif au niveau de la gare routière de Bouira (est d’Alger).
«Une dépêche de l’agence Reuters, reprise pas des médias étrangers, fait état d’un attentat à l’explosif à l’est d’Alger au niveau de la gare routière de Bouira qui aurait fait plusieurs victimes. Cette information est dénuée de tout fondement», souligne un communiqué du ministère. «Le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales précise, comme rapporté par l’APS, qu’il a été enregistré à l’est d’Alger au niveau de la gare de Béni Amrane, le 8 juin 2008, un attentat à l’explosif qui a fait deux morts et un blessé», conclut le communiqué.
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Les rumeurs les plus folles ont circulé hier
Reuters, Al Jazeera, TF1… « organisent » un attentat
« Vingt morts à Bouira ». Tel a été le « scoop » sans appel des médias étrangers diffusé en boucle toute la journée. Après vérification, les Bouiris n’ont ni vu ni entendu un quelconque attentat relaté et relayé à partir de Londres et de Paris.
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Panique générale après la fausse information
[...] Moins de deux heures plus tard, l’information est démentie par quelques chaînes. Heureusement, car cette fausse information a vraiment créé une véritable panique chez les citoyens et même chez les familles, surtout celles dont un des leurs pouvait se trouver au niveau de la gare routière de Bouira à l’heure indiquée. Cependant, même fausse, l’information ne devrait pas faire baisser le degré de vigilance de mise chez les services de sécurité.
H. M.
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Une dépêche de Reuters sème la psychose
Une journée de folles et fausses rumeurs
Il y a bien longtemps que l’Algérie n’a pas connu une journée aussi folle que celle d’hier. Ainsi, pendant que le président de la République inaugurait, en compagnie du Premier ministre portugais, la 41e édition de la Foire internationale d’Alger dont le Portugal est l’invité d’honneur cette année, les rumeurs les plus folles et les plus fausses circulaient à Alger.
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Situation sécuritaire en Algérie
Les médias cafouillent
Attirés par les scoops sanglants qui viendraient d’Algérie, maintenant que la guerre d’Irak ne fait plus recette, certains médias étrangers tentent d’emboîter le pas à la chaîne américano-qatarie Al Jazeera qui s’extasie devant la mort d’Algériens. Hier, Reteurs a dû retirer une dépêche annonçant un attentat à Bouira ayant fait vingt morts. Fait rare dans les annales de cette agence britannique mondialement reconnue. [...]
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Attentats terroristes, rumeurs et autres calembours déstabilisent le pays
Le président Bouteflika devrait intervenir
Ce début du mois de juin est rythmé par des attentats terroristes attribués à des groupes armés qui redoublent de férocité envers les éléments des services de sécurité et les travailleurs étrangers.
Ces événements ont été précédés par des émeutes sanglantes au mois de mai dernier qui ont fait des victimes parmi la population qui paie, pour ainsi dire, un lourd tribut. Des villes comme Chlef, Berriane et dernièrement Oran ont connu des manifestations violentes qui en disent long sur la tension actuelle qui prévaut aujourd’hui. Si l’Algérie est pour l’instant épargnée par les émeutes du pain, grâce à une embellie financière, rien n’indique que la situation restera en l’état. Il suffit d’une petite étincelle pour que le front social s’embrase de nouveau. Malgré les instructions données aux 48 walis pour préparer des rapports sur la situation de la jeunesse et des programmes de prise en charge mis en œuvre dans leurs wilayas respectives, la situation a tendance à dégénérer au point qu’il est demandé une intervention directe du chef de l’Etat afin qu’il aborde les grandes questions de l’heure qui sont restées en suspens, à savoir la révision de la Constitution, le troisième mandat, la poursuite ou non de la politique de réconciliation nationale ou encore les nouvelles mesures économiques décidées tout dernièrement. Le président Bouteflika qui avait consacré une séance au secteur du commerce avait longuement insisté sur le phénomène de la spéculation, à l’origine de la montée en flèche des prix de certains produits de large consommation, et souligné le fragile équilibre de la production agricole qui n’arrive pas à satisfaire la demande.
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La Tribune
Les correspondants de l’AFP et de Reuters convoqués au ministère de la Communication
La rumeur d’un présumé attentat à Alger ou ses environs s’est emparée hier des rues d’Alger. Cette rumeur faisant état d’un attentat à l’explosif au niveau de la gare routière de Bouira causant la mort d’une vingtaine de morts a été reprise par une dépêche de l’agence de presse Reuters. Une information que le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales a tenu à démentir catégoriquement. De son côté, le ministère de la Défense nationale a démenti les informations rapportées par l’AFP et reprises par la presse nationale faisant état de treize morts dans l’attentat de dimanche dernier à Beni Amrane. Après la diffusion de ces «dépêches erronées» par l’AFP et Reuters, le ministère de la Communication a annoncé que les correspondants de ces deux agences ont été convoqués dans l’après-midi d’hier au siège de son ministère pour donner des explications. Selon le ministère de la Communication, «les correspondants de l’AFP et de Reuters ont fait preuve d’une extrême légèreté dans le traitement des informations sensibles relatives au terrorisme». Dans son communiqué, repris par l’APS, le département de M. Boukerzaza a tenu à préciser, dans le même ordre, que «le travail
journalistique, y compris dans l’aspect sécuritaire, est totalement garanti et respecté en Algérie mais n’autorise pas, en revanche, des comportements irresponsables et répétés contraires à l’éthique et à la déontologie
journalistiques, s’agissant surtout du terrorisme qui se nourrit précisément de propagande».
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رجال الأمن وعمال »رازال » مستاؤون من تضخيم حصيلة العملية
»سرية جراح » تقف وراء التفجير المزدوج ببني عمران
عبر عمال فرع شركة »رازال » بمنطقة بني عمران عن تذمرهم مما أسموه »تهويلا إعلاميا مفرطا » لحصيلة التفجير المزدوج، الذي استهدف موظفي الشركة وقوات الأمن، أول أمس. فيما تشير تحريات أمنية إلى وقوف »سرية جراح » الإرهابية وراء التفجيرين اللذين خلفا قتيلين.
أكد مصدر أمني التقيناه بمكان التفجير، صباح أمس، أن العملية خلفت قتيلين: فرنسي مدير الأشغال بفرع شركة رازال وسائقه الجزائري، بينما جرح اثنان آخران وهما رجل أمن وعون حماية مدنية. وأبدى عناصر الأمن والجيش، وعاملون في الشركة الفرنسية، استياء حيال ما وصوفه »تضخيما في أرقام القتلى »، في إشارة إلى ما نقلته وكالة الأنباء الفرنسية بخصوص سقوط ما بين 12 و13 قتيلا في التفجيرين.
وبدت، أمس، سيارة المهندس بيار نوفاك، 57 سنة، متضررة للغاية، وهي من نوع »رونو ميغان » كانت متوقفة بالقرب من مكاتب »رازال » بمحطة قطار بني عمران، حيث تحولت إلى هيكل مثقوب من كل جانب بسبب شظايا التفجير الأول المزدوج. وركنت قوات الأمن سيارة ثانية من نوع »رونو لوغان »، تضررت جزئيا من التفجير، وهي تابعة لرئيس عتاد المشروع، وهو رعية فرنسي يدعى دوني. وفيما هلك نوفاك وسائقه سمير سيد (39 سنة)، نجا دوني كون سيارته التي كانت تتبع السيارة الأولى كانت بعيدة نسبيا عن التفجير الذي وقع أمتارا قليلة بعد مخرج محطة القطار، باتجاه وسط بني عمران. ولما كان منفذو العملية الإرهابية يدركون أن قوات الأمن ستلتحق بالمكان بمجرد العلم بالتفجير، حضروا قنبلة ثانية في الجهة المقابلة للتفجير الأول، تحسبا لتوقف رجال الأمن للعبور إلى الجهة الثانية من الطريق السريع، لكن المحاولة كانت فاشلة والتفجير خلف إصابتين خفيفتين في صفوف رجال الأمن والحماية المدنية.
وروى أمين عبد الرحمن معزيز، موظف مكلف بسياقة عربات »رازال » بمشروع ترميم نفق ببني عمران، لـ »الخبر »، تفاصيل العملية قائلا أنه كان في إقامة العمال بوسط بني عمران لما سمع التفجير الأول، وهرع إلى مكان المشروع فرأى المدير نوفاك والسائق سمير غارقين في دمائهما. وأوضح معزيز أن المشروع يشتغل فيه تسعة أشخاص، أربعة منهم فرنسيون. وقد درج هؤلاء على التجمع بالمشروع في صباح كل يوم، فيلتحق العمال بالنفق الرابط بين بني عمران والأخضرية لترميمه بعد حادثة اصطدام قطارين في مارس الماضي، ويبقى الفرنسيون يديرون الأشغال عن بعد، وفي حدود الخامسة مساء يغادر الجميع المكان. وقال بعض العمال إن الموقع لا يستفيد من أي نوع من الحماية، باستثناء أعوان الحراسة بمحطة القطار.
ومن الواضح أن الهدف من العملية هو تخويف التقنيين الأجانب العاملين في المناطق البعيدة نسبيا عن المدن، وإلحاق خسائر كبيرة في صفوف الأمن. ورجحت مصادر بالمنطقة تتابع نشاط الإرهابيين، وقوف »سرية جراح » وراء التفجير المزدوج. وهي مجموعة إرهابية تتكون من 5 إلى 6 عناصر تستمد اسمها من اسم الجبل الذي تختبئ فيه ببني عمران.
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Le Mdn dément le bilan de l’attaque de Beni Amrane
Faux bilans et rumeurs d’attentats
Hier l’ambiance était à la psychose ; une agence est allée même jusqu’à inventer un attentat qui aurait fait 20 morts dans une station de bus à Bouira, avant de retirer sa dépêche.
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وزارة الاتصال تصف الأخبار ب » اللامسؤولية «
مسلسل الأخبار الأمنية المغلوطة ينتهي إلى استدعاء مراسلي رويترز وفرانس
انتهى مسلسل ما سمي ب » الفضيحة الإعلامية » التي حدثت اليوم بالجزائر بعد نشر معلومات أمنية مغلوطة من قبل وكالات أنباء دولية خلفت حالة هلع في أوساط المواطنين إلى استدعاء مراسلي كل من وكالتي رويترز والأنباء الفرنسية من قبل وزارة الاتصال التي قالت أن المعنيين قد اظهرا مستوى « كبيرا من اللامسؤولية في التعامل مع الأخبار الحساسة
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Enquête à Paris sur l’attentat de Beni Amrane
Au lendemain du double attentat terroriste qui a secoué la localité de Beni Amrane, à 25 km au sud-est de Boumerdès, et qui a fait deux morts et deux blessés, M. Francis Heud, consul général de France à Alger, s’est rendu hier matin à l’hôpital de Thénia et plus précisément à la morgue où reposent les corps des deux victimes de l’attaque terroriste, l’ingénieur français de l’entreprise Razel et son chauffeur de nationalité algérienne.
Le diplomate français s’est enquis des circonstances de l’attentat terroriste qui a coûté la vie à Pierre Nowacki, 57 ans, ingénieur à la société française de BTP Razel, chargée de la réfection du tunnel ferroviaire de Ammal au niveau des gorges de Lakhdaria (Bouira), et Sid Samir, un Algérien originaire de Lakhdaria, et qui travaillait comme chauffeur pour cette entreprise, décédés sur le coup. La secrétaire d’Etat française au Commerce extérieur Anne-Marie Idrac s’est de son côté rendue au siège à Alger de l’entreprise française de BTP Razel, pour présenter ses condoléances au personnel. Mme Idrac était arrivée dimanche soir à Alger dans le cadre de la Foire.
Selon des témoins oculaires, les deux victimes qui étaient dans leur véhicule, une Renault Mégane, ont été surprises par la déflagration de la première bombe, placée sur le bas-côté de la RN 5 direction Bouira-Alger, non loin de la gare ferroviaire de Beni Amrane. 20 mn plus tard, une autre bombe explose. Mais celle-ci de faible intensité n’a provoqué que de légères blessures aux éléments des services de la protection civile et à un militaire. Certaines sources font état d’un troisième engin meurtrier qui a été fort heureusement désamorcé par les forces de sécurité. Le malheureux événement n’a pas manqué de provoquer un encombrement monstre au niveau de l’important axe routier de la RN 5 reliant Alger à Constantine. Hier matin, les stigmates de ce double attentat étaient encore visibles et la population de la région était toujours sous le choc, même si elle vaquait normalement à ses occupations. Razel a rappelé en France les trois autres Français qui travaillaient sur le chantier de réparation du tunnel de Ammal. «Nous venons de décider que les trois autres Français qui travaillaient sur le chantier prendraient aujourd’hui (hier) même l’avion pour Paris», a déclaré à l’AFP Jean-Marie Sifre, directeur de la communication de l’entreprise. «Nous ferons avec eux le point de la situation et nous verrons si nous pourrons renvoyer du personnel français. Pendant un certain temps, le chantier peut fonctionner sans personnel français», a ajouté M. Sifre. Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a appelé, pour sa part, hier les Français à continuer de travailler en Algérie. «C’est un pays où nous devons travailler, c’est un pays où nous travaillons, où les rapports commerciaux, amicaux, sont évidemment très importants, et il faut les développer», a-t-il déclaré sur la radio RTL, tout en reconnaissant que «c’est un pays dangereux». Interrogé pour savoir si Paris comptait diffuser de nouvelles consignes de sécurité à ses ressortissants dans ce pays, M. Kouchner a répondu: «Non, il faut évidemment être prudent, il ne faut pas être seul, mais il n’y a pas de consigne particulière». Le parquet antiterroriste de Paris a ouvert hier lundi une enquête préliminaire après la mort de l’ingénieur français, a indiqué hier l’AFP qui cite une source judiciaire. Cette enquête, confiée à la Direction de la surveillance du territoire (DST, contre-espionnage), vise les chefs d’assassinats et d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, selon cette source.