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Archive pour le 12 juin, 2008

+ Le bac fait encore parler de lui:Elle passait le bac à la place d’une autre candidate

illustration caricature du blog motsdtete06damizour

Nouveau lycée de Lakhdaria

Elle passait le bac à la place d’une autre candidate

Dans « La Dépêche de Kabylie », édition du jeudi 12 juin 2008

Etrange affaire au nouveau lycée de Lakhdaria, lorsque des professeurs se sont aperçus que Mlle M.Z qui était inscrite pour passer le baccalauréat nouveau système, avait fait appel à une tierce personne pour passer les épreuves du bac à sa place, et en plus dans l’ancien système.

Le Cnapest de Bouira par la voie de son coordinateur, dénonce énergiquement ces pratiques et compte saisir officiellement la Direction de l’éducation de Bouira pour demander une commission d’enquête. M. Zoubir Messaoudi, coordinateur du Cnapest de la wilaya se dit outré par le comportement du chef de centre du nouveau lycée de Lakhdaria qui aurait selon lui essayé de  » camoufler la chose « .

 » Comment se fait-il qu’une personne inscrite au baccalauréat nouveau système puisse passer le bac ancien système ?

Et comment personne ne s’est aperçu qu’il s’agissait d’une de ses proches qui planchait sur les examens à sa place ?  Il aura fallu attendre le dernier jour de l’examen pour découvrir la supercherie ! “La Direction de l’éducation de Bouira devra rendre des comptes, et surtout faire montre de plus de sérieux en choisissant les chefs de centre qui ne devraient pas être les complices de ce genre de pratiques”, estime M. Messaoudi.

Au niveau de la Direction de l’éducation, et sans aucune surprise, aucun responsable n’était joignable pour apporter plus d’éléments d’informations sur cette fraude.

B.D.

UN PEU PLUS DE DOLLARS DANS NOS ASSIETTES?

dollars.jpgTivhirth n – Vava Bajghit, id yewan g-itt? 

 L’on vient d’apprendre qu’à la faveur de la hausse des prix du pétrole qui ont atteint des pics historiques, la loi de finances complémentaire pour 2008, se fera sur la base de 37 dollars, alors qu’elle n’était que de 17 dollars, en dépit de l’embellie  financière du pays. Si cette  « réévaluation » est une bonne nouvelle en soi, l’on se demande, nous petit peuple, si cela changera un tant soi peu à notre misère. Y aura-t-il un peu plus  de dollars dans « nos assiettes » ou, au contraire plus de dollars dans celles des affairistes véreux et autres spécialistes de « l’import-import » qui s’offrent des lignes de crédits comme on s’offre des figues  » gtabhirth n Vava Vajghit idiwan ag-itt «. L’on se demande si cette nouvelle disposition budgétaire assurera à chaque enfant algérien  sa ration de lait et de pain. L’on ignore si cela changera quelque chose pour nos écoles primaires qui font pitié et apportera une scolarité digne à nos petits chérubins. On ignore… On ignore un tas de choses. Et au pays des mystères, surtout quand il s’agit de Dollars, le petit peuple n’est certainement pas dans le secret des Dieux. Pourquoi ? Pour la très simple raison qu’il n’a pas encore le droit et les moyens de contrôler « son argent ». Pourquoi ? Nous ne sommes pas encore dans un système de démocratie qui permette aux représentants du peuple qui n’existent pas encore, d’ailleurs de demander des comptes … à dormir debout. 

Mots de Tête d’Algérie

« Qu’est-ce que vous venez de dire, maintenant? »

karim Abranis, compositeur des Abranis photo de www.amazigh-quebec.org (D.R)

« Qu’est ce que vous venz de dire, maintenant? »

Au cours de l’émission « Bonjour d’Algérie » sur Canal Algérie, du jeudi 13 juin 2008, nous avons eu l’agréable surprise de découvrir un invité de marque:  Karim Branis   auteur, compositeur et chanteur du groupe du prestigieux groupe rock kabyle « Les Abranis«  qu’il fonda en 1967 

Répondant à une question de l’animatrice, l’artiste chanteur devait citer quelques titres de chansons, encore vivaces à nos oreilles et qui ont fait connaître ce groupe légendaire. 

La sympathique animatrice, n’ayant visiblement rien compris dans la réponse de son invité énumérant les titres, évidemment en kabyle, était contrainte de demander des explications : « Qu’est-ce que vous venez de dire, maintenant? ». Comme quoi, la langue amazighe n’est pas aussi nationale qu’on veut le faire croire. Où sont tous ses projets promis par les responsables rien que pour courtiser ces représentants autoproclamés du mouvement culturel berbère ? Il devait y avoir, si je ne me trompe pas, une chaîne  télé amazighphone. 

Lors de cette émission, on aura appris, nous qui avions toujours pensé que « Abranis » signifie « Ibaranayan » (Les étrangers), que ce mot est en fait, une déformation du nom d’une tribu berbère « Branis ». Le groupe était tenu, sous les injonctions des responsables d’un festival de la chanson, pendant les années de plomb d’ajouter un « A » pour que cela ne résonne pas « étranger». Donc, « Branis » devint « Abranis » 

+Texte dédié à tous les candidats au bac

Je bac a l’aurai ah?

Tu le sais, tu sais bien qu’à la folie  je t’aime 

Mon horloge profonde pour toi fait tic-tac 

Tu es partout, dans ma chambre, mes bric-à-brac  

Ma  hantise, ta présence dans tous mes thèmes 

A longueur d’année, je ne songe rien qu’à toi 

Tu hantes, occupes mes blanches et longues nuits,  

Pour toi je vis, à toi je pense donc je suis 

Que de pages visitées, lues, relues, ta loi 

Tout le monde te guette, te coure derrière 

A chacun son rythme, sa course et son allure  

Pour moi, c’est spécial tu représentes une aventure 

Mes envies, un au revoir , pas ma vie entière

Tu me tourmentes, tu me fais tourner la tête 

Je me nourris de toi et ne te connais pas encore 

Tous ces yeux braqués sur toi, ça me rend très fort 

Einstein t‘aurait raté fois au nombre de sept 

Je t’ai écrit moult fois, mis à sec combien de bics 

J’ignore et sais tout de toi, sans jamais te voir 

Je prie de te rencontrer, c’est tout mon espoir 

Ce jour-là, le plus beau et le plus fantastique 

Aujourd’hui, le jour « J », le jour le plus long 

Cœur palpitant, rendez-vous avec l’inconnu    

J’avance, m’approche, m’assieds, mais où es-tu ? 

Je suis entre quatre murs, seul, tout tremblant

 Sont-elles vraies ces histoires dites à ton sujet ? 

Doute, redoute, j’écris, efface, m’efforce 

Je survole ma feuille, sens perdre  mes forces 

On me surveille, je m’embrouille,  point d’idées 

So Remember ! Souviens- toi ! Tadhakar ! Achfou 

Te perdre ? Nullement de ma faute, quelqu’un qui bûche 

Ils ont jonché notre chemin de tant d’embûches 

Si je te perds, je recommencerai, je m’en fou 

T’analyser, te commenter, m’argumenter 

Disserter, calculer, en ces langues t’écrire 

De Taha Hussein, de Voltaire et de Shakespeare 

Tu es ce monstre qu’on veut pourtant apprivoiser 

Tu es celui qu’on désigne par trois lettres 

Premières de l’alphabet, voyelle et consonnes 

Ton nom entier  en douze s’écrit, et résonne    

T’aurai-je ? C’est mon vœu, je ne sais pas, peut être 

Pas que des génies parmi qui t’on déjà eu  

Beaucoup de chanceux, dormeurs, médiocres et moyens 

Insoucieux, indifférents, passables  lycéens 

Tu les as adoptés, pourtant, qui l’aurait cru 

Tu rimes avec trac, crack, sac tu fais des heureux

Des cris de joie et des malheureux en sanglots 

Soupirs, rires, youyous, and you ? Plein de mots 

De noms, de prénoms, Mon Dieu ! Et des adieux 

Je reviendrai  voir tes élus, avoir ta réponse 

Voir si tu m’as choisi, lauréat  pour  la fac 

Tant de loyautés, me sourirais-tu, toi Bac ? 

Passable, bien ou rien, importe ta sentence 

R.Z motsdtete06damizour

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