
Je « bac a l’aurai » ah?
Tu le sais, tu sais bien qu’à la folie je t’aime
Mon horloge profonde pour toi fait tic-tac
Tu es partout, dans ma chambre, mes bric-à-brac
Ma hantise, ta présence dans tous mes thèmes
A longueur d’année, je ne songe rien qu’à toi
Tu hantes, occupes mes blanches et longues nuits,
Pour toi je vis, à toi je pense donc je suis
Que de pages visitées, lues, relues, ta loi
Tout le monde te guette, te coure derrière
A chacun son rythme, sa course et son allure
Pour moi, c’est spécial tu représentes une aventure
Mes envies, un au revoir, pas ma vie entière
Tu me tourmentes, tu me fais tourner la tête
Je me nourris de toi et ne te connais pas encore
Tous ces yeux braqués sur toi, ça me rend très fort
Einstein t‘aurait raté fois au nombre de sept
Je t’ai écrit moult fois, mis à sec combien de bics
J’ignore et sais tout de toi, sans jamais te voir
Je prie de te rencontrer, c’est tout mon espoir
Ce jour-là, le plus beau et le plus fantastique
Aujourd’hui, le jour « J », le jour le plus long
Cœur palpitant, rendez-vous avec l’inconnu
J’avance, m’approche, m’assieds, mais où es-tu ?
Je suis entre quatre murs, seul, tout tremblant
Sont-elles vraies ces histoires dites à ton sujet ?
Doute, redoute, j’écris, efface, m’efforce
Je survole ma feuille, sens perdre mes forces
On me surveille, je m’embrouille, point d’idées
So Remember ! Souviens- toi ! Tadhakar ! Achfou
Te perdre ? Nullement de ma faute, quelqu’un qui bûche
Ils ont jonché notre chemin de tant d’embûches
Si je te perds, je recommencerai, je m’en fous
T’analyser, te commenter, m’argumenter
Disserter, calculer, en ces langues t’écrire
De Taha Hussein, de Voltaire et de Shakespeare
Tu es ce monstre qu’on veut pourtant apprivoiser
Tu es celui qu’on désigne par trois lettres
Premières de l’alphabet, voyelle et consonnes
Ton nom entier en douze s’écrit, et résonne
T’aurai-je ? C’est mon vœu, je ne sais pas, peut être
Pas que des génies parmi qui t’ont déjà eu
Beaucoup de chanceux, dormeurs, médiocres et moyens
Insoucieux, indifférents, passables lycéens
Tu les as adoptés, pourtant, qui l’aurait cru
Tu rimes avec trac, crack, sac tu fais des heureux
Des cris de joie et des malheureux en sanglots
Soupirs, rires, youyous, and you ? Plein de mots
De noms, de prénoms, Mon Dieu! Et des adieux
Je reviendrai voir tes élus, avoir ta réponse
Voir si tu m’as choisi, lauréat pour la fac
Tant de loyautés, me sourirais-tu, toi Bac ?
Passable, bien ou rien, importe ta sentence
De Motsdtete06damizour