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Archive pour octobre, 2008

+Benchikou répond à Khalida Toumi

  » Votre prison est impuissante »

« J’ai bien peur, Madame
la Ministre, que votre nom ne reste dans l’histoire comme celui d’une main noire et tremblante qui, à trop vénérer le mot de Goebbels, — «La vérité est le pire ennemi de l’Etat»—, fut conduite à sortir son revolver à chaque fois qu’elle entendait le mot «culture». « 

Madame la ministre de la Culture. Cette lettre n’est pas une réplique au triste étalage de contrevérités et de diatribes diffamantes que vous avez proférées à mon endroit lors de votre conférence de presse du 21 octobre 2008. Pour tout vous dire, je n’y ai vu que calembredaines désespérées, somme toute assez classiques chez un régime affolé et forcé à l’oukase. J’ai jugé qu’elles ne méritaient pas grande controverse ni encore moins un recours à l’arbitrage d’une justice à l’impartialité aléatoire.

Je me suis suffi du spectacle de votre embarras : vous ne savez, décidément, plus à quelles gémonies me vouer. De «journaliste irresponsable», j’étais devenu «dangereux trafiquant de capitaux» avant de terminer «apologiste des crimes coloniaux» et, pour l’apothéose, «antisémite». Et puis, oserais-je vous l’avouer, Madame la Ministre, je m’étais sagement rangé à l’idée que vous n’avez pas lu le manuscrit. «On» a dû le lire pour vous. Votre intelligence vous aurait interdit, autrement, d’accuser d’«apologie des crimes coloniaux» un livre qui rend hommage au combat de Ben M’hidi, de Ben Boulaïd et d’une de vos «avocats», Zohra Drif, mais qui – ceci expliquant sans doute cela – en dénonce la trahison et l’exploitation politicienne. Si vous aviez lu le texte, vous auriez remarqué qu’à aucun moment je ne qualifie M. Zerhouni de «Massu» même si, je le confesse, je ne m’attarde pas outre mesure sur les hauts faits d’armes du ministre de l’Intérieur dont je vous laisse seule juge des exploits guerriers. Si vous aviez lu le texte, Madame la Ministre, vous auriez noté qu’il fustige assez tous les Papon et tous les Bousquet pour être taxé d’antisémite.

Je remarque au passage que vous faites bon négoce de la question juive puisque Le village de l’Allemand de Boualem Sansal est interdit pour l’«excès» inverse de pro-sémitisme ! Non, je n’aurais pas réagi à votre conférence de presse du 21 octobre 2008 si elle ne s’était accompagnée d’un terrible aveu. Plus que l’aveu d’un abus de pouvoir. L’aveu d’une intolérable voie de fait. Une voie de fait, Madame la Ministre ! Madame la Ministre, vous n’avez pas fait que censurer un livre, vous avez foulé aux pieds les lois de ce pays. Et sur ce préjudice-là, qui concerne mon pays, sur cette profanation de l’Etat de droit embryonnaire et, pire, sur la banalisation de l’acte totalitaire, je ne me tairai pas. Rien ne vous autorisait à violer aussi arbitrairement une propriété intellectuelle. Rien, surtout pas votre qualité de ministre d’une République dont vous avez le devoir absolu de protéger l’image et de veiller à la conformité aux règles sacrées d’un Etat de droit. Vous vous êtes autorisée à «faire justice» vous-même. Vous vous êtes autorisée à interdire un livre sans passer par le juge. Vous vous êtes autorisée à réagir au nom des personnes dont vous décrétez unilatéralement qu’elles sont diffamées. Vous vous érigez en tutrice absolue de la Constitution qui, je vous le rappelle, garantit la défense de la liberté face aux abus du pouvoir. Vous vous êtes permis une lecture unilatérale et intéressée des lois de ce pays. «Dans un Etat libre, il n’appartient à aucune autorité politique de définir la vérité historique et de restreindre la liberté de l’historien sous la menace de sanctions pénales.» Ce sont d’éminents intellectuels et historiens, dont je crois savoir que vous vous piquez de l’amitié, qui disent cela dans le tout récent Appel de Blois : Aleida et Jan Assmann, Elie Barnavi, Hélène Carrere d’Encausse, Etienne François, Timothy Garton Ash, Rafael Valls Montes, José Gotovitch, Jean Puissant, Sergio Romano, Carlo Ginzburg… Certains ont séjourné à Alger, d’autres vont y venir. Qu’allez-vous leur dire ? Un conseil, Madame la Ministre : vous devriez lire cet Appel de Blois avant de les recevoir.

Aussi me navre-t-il, en ces moments où la souveraineté du pays est mise à mal, d’ajouter une controverse internationale supplémentaire, mais mon rêve de citoyen ne désespérant pas de voir naître un Etat de droit, mon rêve ou mon devoir, m’oblige à porter l’affaire devant le Conseil d’Etat. J’attends qu’il statue non pas sur l’interdiction du livre en soi mais sur l’inacceptable voie de fait caractérisée dont s’est rendu coupable un ministre de la République en foulant aux pieds les lois de ce pays, en s’autorisant à «faire justice » lui-même, au mépris des règles élémentaires d’un Etat de droit. Oui, Madame la Ministre, riposter à votre voie de fait est un devoir envers l’avenir de ce pays.

En agissant à contre-courant de votre époque, vous faites plus que discréditer la République, vous l’engagez dans le dangereux chemin du totalitarisme. Vous ressuscitez, Madame la Ministre, les odieux procédés d’excommunication qui ont servi à Goebbels, à Mac Carthy ou aux intégristes islamistes. Vous m’accusez de «félonie». Mais c’est toujours au nom d’une conception despotique de la «défense de la patrie» que se sont commis les grands crimes de l’Histoire. En l’espèce, tout a été dit dans cette déclaration du bras droit d’Hitler, Goering, lors du procès de Nuremberg : «C’est simple d’entraîner le peuple dans telle ou telle direction… C’est facile. Tout ce qu’il faut dire à ces gens c’est qu’ils sont attaqués, en qualifiant les pacifistes de manque de patriotisme, en les accusant d’exposer la patrie à un danger. Ça marche de la même façon dans tous les pays du monde.» Et, de fait, ce fut en raison de leur «non-conformité à l’esprit allemand » que, le 10 mai 1933, furent brûlés 20 000 livres à Berlin lors de l’autodafé nazi, et que furent ainsi condamnés au feu les ouvrages, entre autres, de Bertolt Brecht, d’Alfred Döblin, de Sigmund Freud, d’Erich Kästner, d’Heinrich Mann, de Karl Marx, ou de Stefan Zweig C’est au nom de la lutte contre «les traîtres à la patrie américaine» que fut élaborée la liste noire du maccarthysme, que des créateurs comme Bertolt Brecht, Charlie Chaplin et Orson Welles furent poussés à l’exil et d’autres incarcérés. C’est cette page abominable que vous voulez faire revivre à l’Algérie, Madame la Ministre ? Je remarque que vous en avez, en tout cas, largement pris le chemin. En décapitant Zaoui, en condamnant Adonis, en interdisant Sansal, Lledo, Benchicou et maintenant Bachi, vous faites le lit de l’intégrisme selon le pire présage de Kabbani : avec vous, l’Algérie craint, désormais, de se regarder dans un miroir de peur de se désirer.

Vous me suggérez de me limiter à publier à l’étranger. Mais cette patrie dont vous revendiquez la tutelle exclusive, cette patrie est aussi la mienne, l’unique, l’indispensable, l’inspiratrice, et vous ne ferez pas de moi un écrivain de l’exil. Je suis comme l’Allemand que Kastner décrit dans son épigramme, après qu’on eut brûlé ses livres : «Je suis un Allemand de Dresde en Saxe/ le pays natal (die Heimat) ne me laisse pas partir/ je suis comme un arbre qui a poussé en Allemagne/ et qui, si nécessaire, se dessèche en Allemagne.»

J’ai bien peur, Madame la Ministre, que votre nom ne reste dans l’histoire comme celui d’une main noire et tremblante qui, à trop vénérer le mot de Goebbels, – «La vérité est le pire ennemi de l’Etat»-, fut conduite à sortir son revolver à chaque fois qu’elle entendait le mot «culture». Je terminerai sur un détour par votre pittoresque péroraison : par votre censure, vous m’auriez évité de «repartir en prison» ! La litote, à cheval entre l’ironie infatuée et la condescendance faraude, ne m’a pas surpris : vous ne retenez, décidément, rien du temps qui passe. Vous en êtes encore à brandir le code pénal, «arme de dissuasion massive» dont vous oubliez qu’en culture, elle ne sert, selon la formule de Françoise Chandernagor, qu’à «exterminer un petit groupe d’imbéciles». Votre prison est impuissante et je ne vous ai jamais demandé de m’en prémunir ! Vous semblez avoir oublié que l’incarcération de 24 mois ne m’avait inspiré qu’un texte, public, lu et publié le jour de ma sortie : «N’ayez pas peur de leur prison !» Je vous invite à le relire. Et comment, revendiquant mon appartenance à la société qui conteste, celle qui fut autrefois la vôtre, pouviez-vous m’imaginer sollicitant clémence de ce régime de geôliers auquel vous semblez éprouver plaisir à appartenir ?

La vie nous a mis face à face et chacun assume, désormais, ses actes : vous, l’autodafé ; moi, mes écrits. Alors, «assumez» Madame ! Sur cette belle perspective, je vous donne rendez-vous pour mon prochain livre (titre provisoire : La dynastie des égarés) et vous prie de croire, Madame la Ministre, à ma parfaite considération.
Alger le 28 octobre 2008
Mohamed Benchicou

In le Soir d’Algérie du 29 octobre 2008

+ La séniorita appelle à la dissolution de l’APN : « C’est sérieux ? »

Louiza Hanoun  « Ah bon? »

Voilà que la séniorita trotskyste appelle à la dissolution de l’APN !  Ah bon ? Bravo !

Après avoir « épousé » le système  en long et en large, avec toutes ses largesses et sa bonté médiatiques, financières et autres ; et après avoir prononcé son divorce avec l’opposition  tout en demandant la garde … « rapprochée », celle qui préfère « oui et non mais bien au contraire » vient verser ses larmes de crocodile pour s’indigner du comportement des débutés, à 300.000 « pétro-dinars », au lendemain du passage comme une lettre à la poste de la loi de finance 2009.

Voyez-vous chère Louiza, pour nous,  votre APN était déjà dissoute  avant même son installation, même avant même son élection, même avant même son abdication, même avant avant même et avant même …

Au lieu de demander une chose  qui est du domaine de l’impossible – et vous le savez autant que les électeurs que vous avez bernés-,  soyez conséquente avec vous-même, avec vos convictions conjoncturelles, quittez cette APN sans que l’on vous y invite, « amputez-vous  de ses mains que vous hissez jusqu’à toucher le  plafond de l’hémicycle, lorsque vous dansiez à la chanson du « oui ».

Oui Louiza! Soyez bons, ayez pitié, pensez au peuple, ne nous abandonnez pas comme ça ! Continuez à nous faire marrer…

RZ.motsdtete06damizour

+Amizour: Une autre histoire « en béton » à El Kitoun

  Les « techniques » des fiches techniques de l’APC

Comme un peu partout dans les autres villages de la commune, les travaux de revêtements en béton prévus à El Kitoun commencent déjà à soulever des interrogations au sein des citoyens de cette localité.

En effet, selon des informations, en contradiction avec la fiche technique établie, cette opération de bétonnage profiterait surtout à un parent d’un élu, habitant ce village. Selon les mêmes sources, l’entreprise chargée des travaux a fait savoir aux responsables de l’association que les travaux de revêtement n’iront que jusqu’au domicile de cette personne, « conformément » à la fiche technique. Lorsqu’on sait «  les techniques »  avec lesquelles sont établies ces fiches « techniques »… 

Par ailleurs, des citoyens qui se sont rapprochés du siège de l’APC pour demander des éclaircissements à ce sujet, n’ont pas  été convaincus par les explications approximatives  qui leur ont été fournies par des élus sur place. Notre APC, c’est « du béton »…

RZ.motsdtete06damizour

+(France)Suicide d’un enseigant: L’élève reconnaît avoir menti

  Un mensonge, un suicide et … un aveu *

Le collégien, âgé de 15 ans, va être présenté à un juge pour enfant en vue de sa mise en examen pour dénonciation calomnieuse. [...]

Le collégien qui avait affirmé avoir reçu un coup de poing d’un professeur, qui s’était suicidé fin septembre après sa garde à vue, a reconnu avoir menti et va faire l’objet de poursuites judiciaires, a annoncé, vendredi 24 octobre, le parquet de Laon. En précisant qu’« Il est établi que les faits allégués sont inexacts ».

« Tout au plus le professeur a-t-il empoigné le menton de l’élève, avec une certaine rudesse, pour lui faire relever la tête », provoquant une « douleur et un saignement » au niveau d’une dent cariée et cassée de l’élève, a-t-il ajouté. Mais le professeur « ne lui a porté ni un coup de poing, ni même une gifle, et ne lui a pas cassé une dent », a-t-il encore assuré.

Le collégien, âgé de 15 ans, va être présenté à un juge pour enfant en vue de sa mise en examen pour dénonciation calomnieuse. [...]

Pour le père de l’enseignant, qui entend se constituer partie civile, « l’objectif premier est atteint : rendre son honneur à mon fils » « L’objectif second est maintenant de comprendre pourquoi et de savoir quel est le rôle des adultes dans cette machination », a déclaré Jean Bubert.

Synthèse d’après article  monde.fr & AFP 25.10.08

* Sous-titre du blog

+ A propos … « Arrêtons « d’argu-mentir »!

« Arrêtons d’argumentir! »

Cette progression est élaborée, en tenant compte de la difficulté que constitue le discours argumentatif pour nos élèves, auxquels on demande d’argumenter dans une langue seconde et étrangère. Ne la rendons pas « étrange »,  si elle ne l’est  déjà…

Les 3 projets au programme (autour de l’argumentation) dans la présente répartition sont présentés selon l’ordre suivant :

- Expliquer pour argumenter (introduction à l’argumentation)

- Raconter pour argumenter (L’argumentation implicite)

- Décrire pour argumenter (L’argumentation implicite)

L’ordre et la succession ainsi suggérés (ceux d’ailleurs des années précédentes) sont loin d’être arbitraires ou improvisés. Ils tiennent  compte du principe de graduation dans la difficulté dans la stratégie argumentative.

Avant de pouvoir mettre l’élève devant les «  défis » de raconter ou de décrire pour argumenter, celui-ci,  à mon sens et mon avis – doit d’abord être capable d’exprimer une idée, d’exprimer un choix, une opinion dans un discours argumentatif simple.

Loin de me placer en donneur  de  leçons de « pédagogie » et sans aucune prétention, je sais que  »certains » partisans du « prêt-à-porter »,  ceux qui se procurent des fiches toutes faites dans des sites Internet et qui sont en totale « déconnexion », trouveront à redire. Tant mieux, engageons le débat. Puisque qu’on y est, argumentons ! Argumenter et non pas « argu-mentir »,  l’art des grands diseurs, des partisans du moindre effort, « des courtisans » pour des notes d’inspection qu’ils ne méritent pas… et de beaucoup de choses encore…

Ceci dit, voici ma contribution et ma démarche (qui vaut ce qu’elle vaut) mais au moins, je sais qu’elle est authentique et non « commandée » comme un élève commanderait « un projet » dans un cybercafé…

Annoncer le thème, exprimer son choix (opinion) et de l’expliquer (dire pourquoi). C’est ainsi et dans ce souci de pragmatisme que cette démarche a été adoptée.  

« A propos de (Thème) je pense que (opinion, choix)  Parce que (argument, justification, explication  Comme par exemple (Exemple pour illustrer) » pour ensuite argumenter en racontant et en décrivant.

A.Z.

+ A propos ... projet1expliquerpourargumenter1.doc

+ Grève de 3 jours à l’initiative de 9 syndicats autonomes, à partir du 9 novembre prochain

Revendication salariale en avant La front social s’anime: revendications salariales au menu

A l’appel de neuf syndicats autonomes dans les secteurs de l’éducation et de la santé, selon le quotidien Echorouk, citant le représentant du Conseil des lycées d’Alger (CLA), une grève de trois jours sera observée à partir du 9 novembre prochain. 

Cette action de protestation, ajoute la même source, se veut une réponse  à l’opacité qui entoure le statut particulier et les modalités de son application, concernant le secteur de l’éducation, notamment. 

A propos de la question salariale, le représentant du CLA, cité par le journal, dénonce le fait qu’on augmente le salaire des députés de manière faramineuse – censés défendre les intérêts du peuple – et qu’on abandonne les fonctionnaires à la précarité  avec un salaire de misère.

Par ailleurs, outre le CLA et l’UNPEF de l’eudcation, le président du syndicat de la santé publique a annoncé la participation de son organisation à cette actiond de protestation.

Synthèse RZmotsdtete06damizour

+Mohand Amokrane Cherifi (Expert àl’ONU)à El watan:« L’Etat doit préserver son pouvoir de décision économique »

  Situation économique et crise financière mondiales

Mohand Amokrane Cherifi «L’Etat doit préserver son pouvoir de décision économique » 

Le gouvernement algérien soutient que l’Algérie est à l’abri de la crise financière mondiale. Qu’en pensez-vous ?

Le pays est peut-être à l’abri de la crise financière internationale dans l’immédiat, mais pas de la récession économique durable que cette crise est en train de générer. Les conséquences économiques sont déjà perceptibles avec la chute du prix du baril du pétrole due à une évolution à la baisse de la demande mondiale. Ajoutons à cela un taux de change défavorable du dollar, monnaie de paiement des exportations, par rapport à l’euro, monnaie de règlement des deux tiers des importations. Si l’on prend également en considération l’augmentation prévisible des prix des biens et services importés ainsi que la hausse des taux des crédits à l’importation, il est à prévoir une détérioration sérieuse du montant des recettes et de la balance commerciale. Mais le plus inquiétant n’est pas là. Il se situe dans le désarmement économique du pays face à cette crise, avec la liquidation du secteur public, la désindustrialisation accélérée et le démantèlement des protections douanières de la production nationale. Alors que les pays les plus avertis sont en train de nationaliser et/ou de protéger leurs activités stratégiques, le nôtre croit encore possible le développement national par les investissements étrangers alors que l’on assiste à travers la chute des Bourses et l’encadrement des crédits à un désengagement planétaire durable des investisseurs. Les conséquences sociales de cette crise sont également prévisibles. L’aggravation du chômage et la détérioration du pouvoir d’achat, couplées avec les pénuries que provoquerait un ajustement à la baisse des importations, en cas de diminution des recettes d’exportation, entraîneront plus de frustration et de mécontentement de la population. Les émeutes d’aujourd’hui ne sont rien par rapport aux violences de demain si rien n’est fait pour prévenir ces événements sur le plan politique par la voie démocratique et sur le plan économique par d’autres choix stratégiques.

Des voix appellent à la réforme du système financier. Peut-on conclure à la faillite du capitalisme à la faveur de cette crise où s’agit-il uniquement de quelques « réglages » à opérer ?

Avec la mondialisation, les capitaux ne s’arrêtent pas aux frontières nationales. La crise a révélé une interdépendance des pays et un large consensus pour une régulation mondiale de la finance internationale avec des instruments macro-économiques, monétaires ou budgétaires, qui satisfont tout le monde. Ce qu’il faut espérer c’est que les pays en développement aient voix au chapitre dans cette réforme. Ce n’est pas parce que les Etats capitalistes nationalisent partiellement certaines de leurs banques en difficulté, en y injectant des fonds, qu’il faut conclure que le capitalisme est mort. Bien au contraire, leurs élites sont en train de concevoir un nouveau capitalisme pour justifier l’intervention de l’Etat dans l’économie libre de marché et une dose de protectionnisme dans le libre- échange. Dans un tel contexte, que peut faire un pays comme l’Algérie ? Subir ou agir. Subir, c’est se résigner à attendre du capitalisme mondial en crise la solution à nos problèmes de développement. Il ne l’a pas fait dans le passé, il ne le fera pas à l’avenir. Et c’est bien triste de voir les gouvernants se déplacer à l’étranger à la recherche d’investisseurs, qui ne sont en général intéressés que par nos matières premières. Dans ces conditions, agir en comptant sur nos propres ressources humaines et matérielles me semble la seule voie de salut.

 En Algérie, après une décennie de privatisation tous azimuts, le gouvernement dit ne pas exclure le retour aux sociétés nationales dans divers secteurs industriels. Qu’en pensez-vous ?

Invité ces dernières années à donner mon point de vue lors de l’examen du texte sur les privatisations, de la loi sur les hydrocarbures et de la stratégie industrielle, j’avais souligné les dangers qui menaçaient l’économie nationale, voire la souveraineté du pays : danger de libéraliser rapidement le commerce extérieur, danger de faire entrer les intérêts étrangers dans les secteurs stratégiques, notamment pétroliers et danger de réduire la place du secteur public dans l’économie. Face à la crise financière internationale, ces dangers sont réels. Gouverner c’est prévoir. Il est temps de faire une évaluation sérieuse des différents secteurs et de définir sur cette base une politique économique globale avec une stratégie industrielle qui exploite les avantages comparatifs nationaux et une stratégie agricole qui vise l’autosuffisance alimentaire, et ce, dans une perspective de développement indépendant qui nous préserve des aléas de la mondialisation et de ses quatre crises : alimentaire, énergétique, climatique et financière. Le développement indépendant ne signifie pas autarcie. Cela veut simplement dire que l’Etat doit préserver ses ressources naturelles, ses secteurs stratégiques et son pouvoir de décision économique.
Vous préconisez le retour au dirigisme des années 1970, pour recommencer l’échec, comme le soutiennent certains analystes ?

C’est fort de l’expérience de ces années-là et de l’appréciation du contexte nouveau que nous impose la mondialisation, avec ses aspects positifs et ses menaces potentielles, qu’il faut appréhender le présent et construire l’avenir. Ma position dans une organisation internationale m’a permis d’apprécier de façon neutre et sans préjugé idéologique les expériences économiques et sociales d’autres pays. J’ai observé que les pays en développement qui ont progressé sont ceux qui ont su mobiliser leurs potentialités matérielle et humaine et accaparer la technologie étrangère sans aliéner leur indépendance de décision. Cette mobilisation implique la participation des acteurs politiques, économiques et syndicaux nationaux sans exclusive et se réalise tout naturellement dans les pays qui ont réussi leur transition vers la démocratie et l’économie sociale de marché.

In El watan  du 22 oct. 2008 –  Entretien réalisé par Mahmoud Mamart

+ A la mode: « La valse à un ton, trois temps »

+ A la mode:  « La valse à un ton, trois temps »

Quand Mustapha Berraf, le Président du Comité olympique algérien, en réponse à une question de l’ENTV (en marge du Forum d’Echibek) a  déclaré  briguer un troisième mandat à la tête de son Comité, n’allez pas croire qu’il existe une quelconque allusion, insinuation.

N’allez pas y voir une quelconque volonté délibérée de l’ « Unique » d’orienter la pensée du patron de l’instance suprême du « sport national.» Non, rien de tout cela. L’ENTV a  préparé sa question, le partisan du « tout le monde et beau, tout le monde est gentil » lui aussi, a préparé sa réponse : « Oui je suis candidat pour un 3e mandat ! »

Comme quoi, même le sport est n’échappe pas à la valse « à un ton, trois temps ».

R.Z.motsdtete06damizour

+Amizour/ Domaine Maouchi: Le chemin de la colère

La population bloque le Chemin de wilaya 21  

Alors que certaines  cités de la commune d’Amizour bénéficient de tout l’intérêt de la part des élus locaux, parce que eux ou les leurs  y habitent (embellissement et revêtement en tapis), les villages isolés continuent d’être isolés et souffrir de l’état des routes.

C’est le cas des habitants du lieu-dit Domaine Maouchi qui, boudé par les transporteurs en raison de l’état de délabrement de la route, face à l’indifférence de l’exécutif, sans aucun sens des priorités, occupé à se pavaner  dans les véhicules de la commune et à faire de l’exhibition, ont décidé d’exprimer leur colère en bloquant le chemin de wilaya 21 (reliant Amizour à Timezrit).

Les citoyens protestataires ont lancé un ultimatum de 2 mois  aux « responsables » de la commune, sommés d’apporter des réponses sérieuses et concrètes à leurs doléances

R.Z.motsdtete06damizour

+Amizour/ Dossier litigieux du CEM: Nouveau rebondissement

 Ultimatum du Wali aux élus de l’Exécutif

On croit savoir, selon des informations concordantes, que le dossier du CEM objet d’un litige entre les villages de Taddart Tamokrant et ElHamma  serait relancé par le Wali. En effet, celui-ci aurait sommé les élus de l’Exécutif – incapables jusque là d’assumer leurs responsabilités et de se déterminer en toute objectivité. 

Par ailleurs, une commission d’enquête qui aura pour mission de dresser et de remettre un rapport circonstancié sur la situation est attendue prochainement. Ce sera probablement sur la base des conclusions de cette investigation que l’administration prendra une décision définitive.

Rappelons que ce dossier a été mis aux oubliettes aussi par l’ex-P/APC que par l’actuel en  voulant ménager « le choux et la chèvre » et  en refusant de se prononcer sur une question qui est du ressort de l’Assemblée locale. Nous y  reviendrons avec plus de détails.

R.Z.motsdtete06damizour

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