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Archive pour décembre, 2008

+ PALESTINE: Boulet de la Ligue des Etats Arabes

motsdtete06damizour.unblog.fr

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+ Classement mondial de la liberté de la presse 2008: L’Algérie à la 121e place

RSFL’organisation « Reporters Sans Frontières » classe l’Algérie à la 121ème position en matière  de respect de la liberté de la presse en 2008.

> Lien: Lire le classement mondial établi par RSF 

+Gaza: HALTE A LA BARBARIE! Où est l’Humanité?

HALTE A LA BARBARIE! Où est l’Humanité

Photo AFP

Photo AFP

+L’armée israéelienne redouble de barbarie à Gaza

gaza2.jpg  Deux sœurs, âgées de 4 et 11 ans tuées dans les bombardements, aujourd’hui

Depuis samedi, l’opération « Plomb durci », d’une violence inédite depuis l’occupation des territoires palestiniens par Israël en 1967, a fait 367 tués et plus de 1 700 blessés, selon les services de santé palestiniens. Parmi les tués, l’ONU évalue à 67 le nombre de victimes civiles. Les autres seraient en majorité des policiers du Hamas. Côté israélien, les tirs de roquettes et d’obus de mortier ont fait depuis samedi quatre morts : trois civils et un soldat. Selon l’armée, plus de 200 engins ont été tirés au total depuis la bande de Gaza.

Parmi les cibles des dernières attaques, pour la plupart situées à Gaza, figurent plusieurs bâtiments officiels, dont le siège du premier ministre, les ministères de la défense, des affaires étrangères et des finances, l’Université islamique déjà frappée la veille, et un club lié au Fatah du président palestinien, Mahmoud Abbas. Dans le nord du territoire, l’attaque d’un site de lancement de roquettes a tué deux sœurs, âgées de 4 et 11 ans. Un bateau transportant du matériel médical à destination de Gaza a été repoussé par un navire israélien.

D’après lemonde.fr – AFP & Reuters – 30 déc. 08

+Caricature du jour: Visite du président à Ghardaïa

El Khabar (Mardi 30 décembre 2009)

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+La boucherie israélienne à gaza fait 300 victimes: 5 questions clés sur un nouvel embrasement

 5 questions clés sur un nouvel embrasement

Photo ReutersRetour sur les origines de la crise, et hypothèses sur l’évolution possible du conflit. Par CHRISTOPHE AYAD DELPHINE MATTHIEUSSENT et JEAN-PIERRE PERRIN (Liberation)

En quittant unilatéralement la bande de Gaza et en démantelant les colonies à l’été 2005, Ariel Sharon avait voulu se débarrasser d’un territoire sans intérêt stratégique ni religieux pour Israël, pauvre et exigu, où s’entassent 1,5 million de Palestiniens sur 362 km2 - la plus forte densité au monde - est devenu la place forte du Hamas, radicalement hostile à Israël.

Qui a commencé? Le Hamas a pris la décision, le 18 décembre, de ne pas renouveler la tahdiyeh (la période de calme) de six mois conclue avec Israël. Cette rupture a rapidement été suivie par le tir de dizaine de roquettes et d’obus de mortiers, provoquant l’attaque israélienne de samedi. En fait, cette trêve, plutôt bien suivie pendant quatre mois et demi, n’était plus vraiment respectée depuis le raid israélien du 4 novembre qui avait tué six membres du Hamas. Cet acte de violence avait entraîné une réaction en chaîne : riposte à coups de roquettes du mouvement islamiste et renforcement du blocus israélien de la bande de Gaza, qui a encore aggravé la situation humanitaire déjà très critique dans l’enclave palestinienne. Selon Khaled Mechaal, le chef du mouvement islamiste en exil, ce sont ces assassinats et ce blocus – qui touche 1,5 million de personnes – qui ont conduit le Hamas à ne pas reconduire la tahdiyeh. Si le Hamas a effectivement engagé les hostilités, l’Etat hébreu porte néanmoins une très large responsabilité dans la rupture de la trêve. Celle-ci lui a d’ailleurs servi à préparer son opération militaire. Selon le quotidien israélien Haaretz, les préparatifs ont même commencé six mois plus tôt, alors que le Hamas et Israël négociaient une trêve avec l’aide de l’Egypte. Ehud Barak avait alors demandé à ses services de renseignements de recenser les sites des forces de sécurité du Hamas et d’autres groupes armés dans la bande de Gaza.

Pourquoi maintenant ? Israël a voulu profiter de la longue transition entre une administration Bush discréditée, et une équipe Obama pas encore en poste et peu désireuse de débuter son mandat par l’épineux dossier israélo-palestinien, pour frapper un grand coup et affaiblir durablement le Hamas, voire établir de nouvelles règles du jeu. Or les Etats-Unis, bien plus qu’une Europe impuissante et alignée sur Washington au Proche-Orient, sont la seule puissance au monde capable, tout à la fois, d’influer sur la politique d’Israël et d’inspirer suffisamment de crainte à ses adversaires. Deuxième facteur décisif, la campagne électorale israélienne en cours. Tzipi Livni, la candidate du parti aujourd’hui au pouvoir, Kadima, était ces dernières semaines à la traîne dans les sondages de Benyamin Nétanyahou, le chef du Likoud, partisan de la manière forte dans la bande de Gaza. Elle a donc poussé le Premier ministre Ehud Olmert et son collègue de la Défense, le travailliste Ehud Barak, a accélérer la mise en œuvre d’une opération prévue de longue date. On ne peut écarter aussi un timing médiatique opportuniste en pleine période des fêtes. Côté palestinien, le Hamas aussi est en campagne électorale depuis que le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a annoncé des élections anticipées pour le début de l’année 2009, afin de trancher par les urnes la lutte de pouvoir qui oppose les deux principales composantes du mouvement national palestinien depuis deux ans.

Quels sont les objectifs d’Israël ? L’objectif immédiat d’Israël en lançant une offensive militaire dans la bande de Gaza est de faire cesser les tirs de roquettes sur son territoire et, pour cela, de détruire les tunnels permettant l’acheminement des armes et munitions. Ce but, maintes fois mentionné par les responsables israéliens, est devenu d’autant plus pressant que le Hamas et les groupes armés palestiniens semblent avoir la capacité d’étendre la portée et la puissance de frappes de leurs roquettes. Depuis le retrait israélien de la bande de Gaza à l’été 2005, des milliers de roquettes ont été tirées vers Israël, en grande majorité des Qassam, à la portée inférieure à 20 kilomètres, qui ont fait essentiellement des dégâts matériels. Ces derniers mois cependant, des roquettes de type Grad et Katioucha ont touché des villes israéliennes toujours plus distantes de la bande de Gaza, plaçant davantage de civils israéliens sous leur menace. Hier matin, le quotidien israélien Yedioth Aharonot titrait : «Un demi-million d’Israéliens sous le feu».

A moyen et long terme, les responsables israéliens font cependant preuve d’une certaine confusion sur les objectifs d’une opération militaire à Gaza. La tentation de provoquer la chute du Hamas, qui a pris le contrôle du territoire palestinien par la force en juin 2007 est omniprésente. La ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, et le chef de l’opposition de droite, Benyamin Nétanyahou, tous deux candidats à la succession d’Olmert, y ont encore fait allusion la semaine dernière. Aucun d’entre eux n’a cependant précisé quelle solution politique serait adoptée dans le territoire palestinien après une chute des islamistes, qui refusent de reconnaître formellement Israël. Hier, un des porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères a qualifié d’«idioties» les rumeurs selon lesquelles Israël essayerait d’évincer le Hamas et d’étendre l’autorité du Fatah du président palestinien, Mahmoud Abbas, à la bande de Gaza. Les analystes soulignent qu’en l’absence d’alternative politique mûrement réfléchie la réoccupation du territoire palestinien par l’armée israélienne pourrait se traduire par un dangereux vide, propice à un chaos à l’irakienne. Elle ne serait pas de tout repos pour les soldats israéliens. Selon une source palestinienne, l’attaque israélienne, en dépit de son intensité et de sa violence, n’avait tué hier soir qu’une cinquantaine de miliciens islamistes.

Que veut le Hamas ? La trêve a permis au mouvement islamiste de se renforcer militairement, notamment grâce à la contrebande qui passe par les tunnels entre Gaza et l’Egypte. Et de mieux préparer à la guerre les brigades Qassam, ses milices armées, qui seraient fortes d’environ 25 000 hommes. Mais elle lui a aussi permis de régner en maître sur la bande de Gaza en éliminant quasiment toute opposition. Ce faisant, le Hamas a continué à s’isoler davantage : aujourd’hui, il n’est plus seulement l’ennemi d’Israël mais aussi celui de l’Autorité palestinienne et de l’Egypte. Et, à cause du blocus israélien qui a commencé dès sa victoire aux élections de 2006, il n’a pu empêcher la paupérisation du territoire palestinien de s’aggraver. Et il n’est pas parvenu non plus à ce que l’Egypte ouvre sa frontière. D’où l’impasse dans laquelle il se trouvait à la veille de l’opération israélienne. Avec, de surcroît, l’émergence de groupes jihadistes beaucoup plus radicaux qu’il se doit de prendre en compte. Les tirs de roquettes sur Israël apparaissent dès lors davantage comme une fuite en avant face à un statu quo difficilement tenable.

Que peut-il arriver ? Le pire scénario pour Israël, ce serait que le Hezbollah, qui disposerait de quelque 40 000 missiles et roquettes, ouvre un second front dans le nord du pays. Et que, parallèlement, l’Intifada reprenne en Cisjordanie où la situation des Palestiniens, là encore, ne cesse de se dégrader et où le président, Mahmoud Abbas, apparaît plus faible que jamais. Les observateurs occidentaux estiment que, depuis le sommet d’Annapolis, en novembre 2007, le nombre de colonies et de postes de contrôle israéliens a encore augmenté. C’est ce qu’indique également un récent rapport des Nations unies. Les incursions militaires israéliennes n’ont pas non plus diminué.

Pour le moment, rien ne perce sur les intentions du Hezbollah. En revanche, le secrétaire général du parti chiite libanais, Sayyed Hassan Nasrallah, semble avoir bien compris que le maillon faible dans le conflit actuel est la frontière entre la bande de Gaza et l’Egypte. Aussi, a-t-il appelé hier le peuple égyptien à descendre «par millions» dans la rue pour forcer l’ouverture du terminal de Rafah, frontalier de la bande de Gaza. «La police égyptienne peut-elle tuer des millions d’Egyptiens ? Peuple d’Egypte, vous devez ouvrir le terminal de Rafah avec la force de vos corps», a-t-il poursuivi. Il n’est pas sûr, cependant, qu’il soit entendu. Un scénario moins dramatique serait la négociation d’un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, qui pourrait être suivi d’une nouvelle trêve. C’est ce à quoi s’emploie actuellement l’Egypte.

In Liberation – Lundi 29 déc. 2008

+LOTS DE MÉDICAMENTS «DOUTEUX» SUR LE MARCHÉ ALGÉRIEN

+LOTS DE MÉDICAMENTS «DOUTEUX» SUR LE MARCHÉ ALGÉRIEN dans Lu, vu & entendu pour vous... lovenox2 Encore un scandale!

Après le scandale de l’Ifosfamide du laboratoire indien Okasa, suspecté d’être responsable dans le décès de quatre personnes au CPMC, un autre médicament «douteux» se trouve sur le marché. Il s’agit de l’un des produits phares du laboratoire Sanofi Aventis : le Lovenox (Enoxaparine).
Wassila Z.

Interdit dans plusieurs pays européens et aux USA, ce médicament est toujours commercialisé en Algérie, malgré toutes les recommandations. Selon des sources bien informées, le ministère de la Santé aurait donné des instructions à toutes les directions de santé publique (DSP), pour l’interdiction de ce médicament dans les hôpitaux. On apprendra que le Lovenox, essentiellement utilisé chez les insuffisants rénaux hémodialysés, est encore utilisé, notamment au CHU de Blida, celui de Boumerdès et dans l’Oranie (mis à part Relizane). Anticoagulant, ce médicament est initialement utilisé comme traitement préventif des thromboses (caillots sanguins qui se forment dans les vaisseaux et les bouchent),lors d’une intervention chirurgicale et en cas d’alitement pour affection médicale aiguë (grippe, fracture avec immobilisation). Il est également utilisé comme traitement curatif des phlébites et dans certains cas d’angine de poitrine et d’infarctus du myocarde. En France, l’interdiction de ce produit remonte au 15 mai 2008. Après diverses expertises réalisées par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, l’AFSSAPS, «la présence anormale de chondroïtine persulfatée, dans des lots de matière première servant à la fabrication d’héparine sodique et d’HBPM», sera prouvée. «Parmi les lots de Lovenox, avec une présence anormale de chondroïtine persulfatée, doivent être retirés 11 lots qui présentent les concentrations les plus élevées, bien que demeurant très inférieures à celles relevées dans les cas d’effets indésirables graves américains et allemands, avec des héparines sodiques utilisées par voie intraveineuse», peut-on lire dans un communiqué de l’AFSSPS. Des investigations démontrent que le médicament peut entraîner de graves dommages pour certains patients. Il aurait même causé plusieurs décès. Ainsi, Sanofi Aventis procédera, en accord avec l’AFSSAPS, au «rappel de 11 lots d’Enoxaparine (Lovenox)». La série de retraits – dont le premier a eu lieu en mai – devait être clôturée en août dernier. Coup dur pour Sanofi Aventis ! Ce dernier se tournera vers l’Algérie pour se débarrasser de ce fardeau. Une autorisation d’importation sera délivrée par la direction de la pharmacie de ce laboratoire. Une autorisation qu’on pourrait qualifier «d’acte de gré à gré». Pis encore, elle aurait été «vite» signée en date du 3 juin 2008, suite à une demande formulée par le laboratoire, le 28 mai 2008. En d’autres termes, après que le médicament fut interdit en France et l’opération de retrait entamée. Il convient de noter que plusieurs associations algériennes ont dénoncé la commercialisation «illicite» du médicament. Cet état de fait impose quelques questions. Comment est-on arrivé là ? N’aurait-on pas pu se référer aux recommandations de l’AFSSPS ? Qu’en est-il du rôle de la pharmacovigilance ? Cette tendance au «laisser-aller» ne va-t-elle pas encourager ce genre de trafic ? Les importations anarchiques et douteuses ne devront-elles pas être freinées par des mesures plus sévères, de contrôle notamment ? Mais, dans cette course effrénée à de nouveaux marchés, il est difficile de réduire la cadence.
W. Z.
(In Le soir d’Algérie du dim 28 déc. 2008)

+ En solidarité avec le peuple palestinien: Un texte et un poéme de Mahmoud Darwich

  L’Éloquence du sang 

Palestiniens prisonier sous les tanks de l'armée d'occupation isrélienne(extrait du discours Mahmoud Darwich, prononcé à Ramallah le 25 mars 2002
à l’intention de la délégation du Parlement international des écrivains)

Cet immense poète palestinien qui résume la position de son peuple,effroyable et simple, effroyablement simple. Nous espérons qu’il soit lu souvent et partout,il aide à sortir du confort intellectuel à peu de frais qu’est la symétrie, le renvoi dos à dos de l’occupant et de l’occupé. Il serait bon que cette voix de la raison fasse entendre la force de son verbe et que nous l’aidions à porter « le lourd fardeau de cet espoir« . Olivier Py

« [...] Je sais que les maîtres des mots n’ont nul besoin de rhétorique devant l’éloquence du sang.
C’est pourquoi nos mots seront aussi simples que nos droits : nous sommes nés sur cette terre, et de cette terre. Nous n’avons pas connu d’autre mère, pas connu d’autre langue maternelle que la sienne.
Et lorsque nous avons compris qu’elle porte trop d’histoire et trop de prophètes, nous avons su que le pluralisme est un espace qui embrasse largement et non une cellule de prison, que personne n’a de monopole sur une terre, sur Dieu, sur la mémoire. Nous savons aussi que l’histoire ne peut se targuer ni d’équité, ni d’élégance.
Notre tâche pourtant, en tant qu’humains, est d’humaniser cette histoire dont nous sommes simultanément les victimes et le produit. Il n’est rien de plus manifeste que la vérité palestinienne et la légitimité palestinienne : ce pays est le nôtre, et cette petite partie est une partie de notre terre natale, une terre natale réelle et point mythique. Cette occupation est une occupation étrangère qui ne peut échapper à l’acception universelle du mot occupation, quel que soit le nombre de titres de droits divins qu’elle invoque ; Dieu n’est la propriété personnelle de personne.
Nous avons accepté les solutions politiques fondées sur un partage de la vie sur cette terre, dans le cadre de deux Etats pour deux peuples.
Nous ne réclamons que notre droit à une vie normale, à l’intérieur des frontières d’un Etat indépendant, sur la terre occupée depuis 1967, dont Jérusalem-Est, notre droit à une solution équitable du problème des réfugiés, à la fin de l’installation de colonies.
C’est la seule voix réaliste vers la paix qui mettra un terme au cercle vicieux du bain de sang. L’état de nos affaires est d’une criante évidence, il ne s’agit pas d’une lutte entre deux existences, comme aimerait le montrer le gouvernement israélien : eux ou nous. La question est d’en finir avec une occupation.
La résistance à l’occupation n’est pas seulement un droit. C’est un devoir humain et national qui nous fait passer de l’esclavage à la liberté. Le chemin le plus court pour éviter d’autres désastres et accéder à la paix est de libérer les Palestiniens de l’occupation, et de libérer la société israélienne de l’illusion d’un contrôle exercé sur un autre peuple.
L’occupation ne se contente pas de nous priver des conditions élémentaires de la liberté, elle va jusqu’à nous priver de l’essentiel même d’une vie humaine digne, en déclarant la guerre permanente à nos corps et à nos rêves, aux personnes, aux maisons, aux arbres, en commettant des crimes de guerre. Elle ne nous promet rien de mieux que l’apartheid et la capacité du glaive à vaincre l’âme.

Mais nous souffrons d’un mal incurable qui s’appelle l’espoir. Espoir de libération et d’indépendance.
Espoir d’une vie normale où nous ne serons ni héros, ni victimes. Espoir de voir nos enfants aller sans danger à l’école.
Espoir pour une femme enceinte de donner naissance à un bébé vivant, dans un hôpital, et pas à un enfant mort devant un poste de contrôle militaire.
Espoir que nos poètes verront la beauté de la couleur rouge dans les roses plutôt que dans le sang.
Espoir que cette terre retrouvera son nom original : terre d’amour et de paix.

Merci de porter avec nous le fardeau de cet espoir. »  

Mahmoud Darwich ( Source   http://mahmoud-darwich.chez-alice.fr/accueil.html)

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Inscris !
Je suis Arabe
Le numéro de ma carte : cinquante mille
Nombre d’enfants : huit
Et le neuvième… arrivera après l’été !
Et te voilà furieux !

Inscris !
Je suis Arabe
Je travaille à la carrière avec mes compagnons de peine
Et j’ai huit bambins
Leur galette de pain
Les vêtements, leur cahier d’écolier
Je les tire des rochers…
Oh ! je n’irai pas quémander l’aumône à ta porte
Je ne me fais pas tout petit au porche de ton palais
Et te voilà furieux !

Inscris !
Je suis Arabe
Sans nom de famille – je suis mon prénom
« Patient infiniment » dans un pays où tous
Vivent sur les braises de la Colère
Mes racines…
Avant la naissance du temps elles prirent pied
Avant l’effusion de la durée
Avant le cyprès et l’olivier
…avant l’éclosion de l’herbe
Mon père… est d’une famille de laboureurs
N’a rien avec messieurs les notables
Mon grand-père était paysan – être
Sans valeur – ni ascendance.
Ma maison, une hutte de gardien
En troncs et en roseaux
Voilà qui je suis – cela te plaît-il ?
Sans nom de famille, je ne suis que mon prénom.

Inscris !
Je suis Arabe
Mes cheveux… couleur du charbon
Mes yeux… couleur de café
Signes particuliers :
Sur la tête un kefiyyé avec son cordon bien serré
Et ma paume est dure comme une pierre
…elle écorche celui qui la serre
La nourriture que je préfère c’est
L’huile d’olive et le thym

Mon adresse :
Je suis d’un village isolé…
Où les rues n’ont plus de noms
Et tous les hommes… à la carrière comme au champ
Aiment bien le communisme
Inscris !
Je suis Arabe
Et te voilà furieux !

Inscris
Que je suis Arabe
Que tu as rafflé les vignes de mes pères
Et la terre que je cultivais
Moi et mes enfants ensemble
Tu nous as tout pris hormis
Pour la survie de mes petits-fils
Les rochers que voici
Mais votre gouvernement va les saisir aussi
…à ce que l’on dit !
DONC
Inscris !
En tête du premier feuillet
Que je n’ai pas de haine pour les hommes
Que je n’assaille personne mais que
Si j’ai faim
Je mange la chair de mon Usurpateur
Gare ! Gare ! Gare
À ma fureur !

Mahmoud Darwich

+ La machine à gagner du temps

La machine à gagner du tempsLa machine à gagner du temps

- « Tu as tort de mentir, c’est un vilain défaut, et c’est inutile, car toujours tout finit par  se savoir.

- « Oui, répond  Poil de carotte, mais on gagne du temps. » Jules Renard           

     C‘était un grand royaume qui semblait vivre paisiblement dans une grande opulence qu’il puisait d’une ressource naturelle : le sable. D’inestimables et d’inépuisables quantités de ces minuscules et précieux grains quartzeux inondaient ses vastes terres. Le commerce du sable, au plus haut de son coût,  y était florissant. Les exportations rapportaient gros. Les grosses affaires louches aussi… Cependant, les fin fonds du royaume ne profitaient pas grand-chose de cette richesse. Juste de quoi ne pas périr de faim… > Lire la suite ici, à partir du lien

R.Z (motsdtete06damizour)

+Palestine:Plus de 200 morts dans les raids israéliens

Photo Lefigaro Génocide à Ghaza*

Le ministre de la Défense Ehud Barak menace d’«intensifier» les attaques aériennes menées samedi contre le Hamas en riposte à des tirs de roquettes contre Israël.

L‘opération menée par Israël contre le Hamas dans la bande de Gaza «se poursuivra et s’intensifiera autant que cela sera nécessaire», a affirmé cet après-midi le ministre israélien de
la Défense Ehud Barak, tandis que la communauté internationale multiplie ses appels à un cessez-le-feu.

«La lutte sera difficile et longue. Mais le temps est venu d’agir et de combattre», a ajouté Ehud Barak, qui a fait état de plus de 150 combattants du Hamas tués ou blessés par les frappes israéliennes déclenchées ce matin.Mouawiya Hassanein, chef des services d’urgence de Gaza, a fait état de 210 morts et de plus de 300 blessés dans un bilan encore provisoire en fin de journée. Les raids se poursuivaient samedi soir de façon intermittente contre des tireurs de roquettes.Opération «plomb durci»

«Le Hamas doit savoir qu’il ne peut plus continuer à prendre pour cible des civils israéliens sans riposte de notre part» a déclaré pour sa part la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni.L’opération «plomb durci», une des attaques les plus meurtrières lancée par Israël contre les Palestiniens depuis des dizaines d’années, a été déclenchée à 11h30 lorsqu’une soixantaine d’appareils israéliens ont bombardé une cinquantaine de sites du mouvement islamiste, notamment le quartier général de la police dans la ville de Gaza et des camps d’entrainement.

La plupart des victimes sont des policiers du Hamas, a-t-on précisé de sources hospitalières et policières palestiniennes.Depuis plusieurs jours, les dirigeants israéliens menaçaient d’une intervention militaire pour faire cesser les tirs de roquettes et d’obus de mortier depuis la bande de Gaza qui se sont intensifiés depuis la fin, le 19 décembre, d’une trêve de six mois entre Israël et le Hamas négociée par l’intermédiaire de l’Egypte.

Riposte palestinienne«Nous avons prévenu la population civile de la bande de Gaza de nos attaques, et le Hamas qui s’abrite au sein de cette population est le seul responsable de la situation», a déclaré ce matin un porte-parole militaire israélien. «Nos opérations continueront et seront étendues s’il le faut», a-t-il en outre prévenu.

La riposte palestinienne n’a pas tardé. Des dizaines de roquettes ont été tirées samedi de la bande de Gaza contre Israël, affirme la radio du mouvement islamiste.

Un de ces engins a tué un civil israélien à Netivot et fait quatre blessés dans une maison de cette localité du sud d’Israël, selon les services d’urgence israéliens.Le chef du gouvernement du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a affirmé que les attaques israéliennes ne feraient pas plier son mouvement même si la bande de Gaza devait être «anéantie».

D’après AFP 27 déc. 2008

* Sous-titre du blog

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