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Archive pour le 5 janvier, 2009

+RÉGÉNÉRESCENCE DE L’INTÉGRISME: Les librairies des ténèbres

Les librairies des ténèbres Les librairies des ténèbres

On y trouve des tenues afghanes, des tchadors, des foulards, des livres religieux, des enregistrements d’imams orientaux et même des préparations à usage médicamenteux. Une activité qui prolifère de manière considérable à Constantine, mais qui ne semble déranger ni les autorités administratives ni les services de sécurité. Est-elle codifiée en termes de la nomenclature des activités commerciales autorisées en Algérie ? On croit savoir que les prétendants à une telle activité demandent auprès de l’administration compétente, le plus souvent, des registres du commerce pour papeterie.

Maktabet El-Istikama Librairie de droiture), Maktabet Nour El-Kitab Librairie Lumière du livre), Maktabet El Mouhadjirine Librairie des Emigrés – Mekkois émigrés à Médine avec le Prophète Mohammed (QSSSL))… et bien d’autres appellations du même répertoire. Par définition, ces enseignes renvoient à une activité bien précise, celle de la vente du livre et de la papeterie. Cependant, les magasins en question, loués souvent assez cher, commercialisent des gammes hétéroclites de produits et ne proposent que rarement les affaires scolaires.

On y trouve des tenues afghanes, des tchadors, des foulards, des livres religieux, des enregistrements d’imams orientaux et même des préparations à usage médicamenteux. Une activité qui prolifère de manière considérable à Constantine, mais qui ne semble déranger ni les autorités administratives ni les services de sécurité. Est-elle codifiée en termes de la nomenclature des activités commerciales autorisées en Algérie ? On croit savoir que les prétendants à une telle activité demandent auprès de l’administration compétente, le plus souvent, des registres du commerce pour papeterie. Le détenteur d’un tel document peut, il est vrai, vendre, en guise d’activités accessoires, des produits cosmétiques, des disques et cassettes, du tabac, des journaux et des puces téléphoniques. Néanmoins, la réglementation ne lui donne pas le droit de vendre les vêtements et les médicaments en même temps. Mieux encore, la loi interdit la vente des compositions à usage médicamenteux en dehors des pharmacies, et ce, y compris pour les herboristes qui sont autorisés à vendre uniquement les «plantes médicinales non vineuses, fraîches ou sèches». C’est-à-dire, ils ne peuvent en aucun cas commercialiser des préparations ou des compositions à usage médicamenteux. Les préparations commercialisées dans ces «librairies» sont fabriquées à base d’huile, de miel, de vinaigre, de gingembre et autres plantes… Des ingrédients que le Prophète Mohammed (QSSSL) utilisait, à en croire ces commerçants, pour traiter les malades et qui ont d’autres usages esthétiques. La quasi-totalité de ces produits sont importés, notamment de l’Arabie saoudite. Des importateurs profitent de la promotion faite pour cette «médecine prophétique» via les chaînes satellitaires arabes pour inonder le marché de ces produits. En fait, ce commerce ne se limite pas dans des locaux bien encartés sur un fichier ad hoc, mais s’étend dans les souks et les artères du centre-ville où l’espace public est squatté par des vendeurs à la sauvette. > Lire la suite de l’artice ici, à partir du lien

In le soir d’Algérie du 05 janvier 2009 (Enquête réalisée par Lias Hallas)

+Le ministère de la Justice répond au professeur Issad

   Le ministère de la Justice répond au professeur Issad 

Faisant suite à l’interview du professeur Mohand Issad, publiée par votre journal dans son édition du 3 janvier 2009, le ministère de la Justice, soucieux de fournir au lecteur une information complète et objective, souhaite apporter quelques précisions utiles, non pas sur les points de vue et appréciations personnelles exprimés par l’éminent professeur sur la justice et son fonctionnement dans notre pays, mais sur certaines procédures judiciaires, que les tribunaux ont eu à connaître et qui ont été évoquées à l’occasion de cette interview, d’une manière qui risque d’induire le public en erreur. Il s’agit plus précisément de l’affaire du mineur de cinq ans qui a été poursuivi devant le tribunal de Ménéa, de l’affaire concernant la jeune femme qui a été poursuivie devant le tribunal de Tiaret pour violation de l’ordonnance relative à l’exercice des cultes autres que musulman et de l’affaire des jeunes de Biskra. Concernant la première affaire, et contrairement à ce qui aurait été rapporté par la presse et repris par le Pr Issad, le jeune garçon n’a jamais été auditionné par la police et n’a jamais comparu devant le procureur de la République.

Seuls la plaignante (victime de coups et blessures volontaires) et le civilement responsable (le père de l’enfant auteur de l’infraction) ont été entendus au cours de l’enquête préliminaire. La suite de la procédure a été conforme à la loi et la peine prononcée à l’encontre du mineur par le tribunal des contraventions a été une admonestation en application de l’article 446 du code de procédure pénale. S’agissant de l’affaire de la jeune femme qui a été poursuivie à Tiaret, il y a lieu de préciser que la procédure est toujours en cours, puisque le tribunal a ordonné un complément d’information et qu’à ce stade, la loi interdit tout commentaire susceptible d’influer sur le cours du procès. Enfin et concernant l’affaire des jeunes de Biskra, il est utile d’indiquer que les poursuites ont été engagées essentiellement pour trouble manifeste à l’ordre public dont les jeunes en question se sont rendus les auteurs (port d’armes blanches, pratique de jeux de hasard sans autorisation, dénigrement des préceptes de l’Islam…). En dernier ressort, la cour n’a retenu, pour leur condamnation, que le chef d’inculpation de port d’armes prohibées. Le ministère de la Justice regrette que le Pr Issad, en abordant un sujet aussi sensible que celui du fonctionnement de la justice, s’est limité à puiser ses informations uniquement dans des articles de presse sans prendre la précaution d’en vérifier la véracité auprès des autorités judiciaires habilitées.

 La cellule de communication du ministère de la Justice

In Elwatan du lundi  05 janvier 2009

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