+ Pour avortement forcé contre son ex-compagne, Cheb Mami risque 10 ans de prison
Cheb Mami est dans de jolis draps. En fuite en Algérie, le chanteur raï est accusé d’avoir participé à une tentative d’avortement forcé sur son ex-compagne. Il risque 10 ans de prison et 150.000 euros d’amende. Le mis en cause ni les faits qui lui sont reprochés.
Les faits reprochés à Cheb Mami 42 ans, de son vrai nom Mohamed Khelifati, remontent à 2005. Une affaire qui met en cause également quatre autres personnes, dont son manager et qui doivent comparaître en correctionnelle
« Violences » ayant entraîné une incapacité totale de travail de 30 jours avec trois circonstances aggravantes : réunion, préméditation et faits commis sur personne vulnérable. « Complicité d’enlèvement et séquestration », « complicité d’administration de substance nuisible » et « menaces et intimidations pour ne pas porter plainte », tels sont les chef d’accusation retenus contre Cheb Mami dans cette affaire.
Le mis en cause se défend en affirmant que l’idée du curetage était de son manageur et conteste avoir été présent dans la villa au moment des faits. La victime, une photographe de presse, a été séquestrée et droguée et séquestrée dans une villa. Deux femmes et un homme de main auraient, sans succès, tenté à retirer le fœtus qu’elle portait. Une fois rentrée en France, la victime ayant constaté la viabilité du fœtus, a décidé de garder l’enfant, une fille, née en mars 2006. Quant à son manager, Michel Lévy, est accusé de complicité présumée dans les faits reprochés à Cheb Mami. Les deux autres personnes renvoyées devant le tribunal. Il s’agit d’un proche du chanteur et d’un homme de main. Le premier aurait fait boire un jus drogué à la victime, alors que l’autre l’a acheminée à la villa et participé à la tentative d’avortement.
En 2006 Mami a été mis en examen, pour être incarcéré trois mois à la prison de la Santé puis libéré contre une caution de 200.000 euros. En fuite en Algérie, le chanteur est sous le coup d’un mandat d’arrêt international, depuis mai 2007. En janvier 2008, Interpol a demandé à l’Algérie son extradition en France pour y être jugé.







