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Archive pour décembre, 2009

+ Entretien avec Saïd Amazigh/ Debza revient cette semaine:  » Ch’koun fina masoul? »

 » Ch’koun fina masoul? »

Troupe"Debza"Parler de l’artiste chanteur Saïd Amazigh, c’est se replonger dans la belle épopée de la célèbre  troupe artistique  « Debza », créée en 1979 et qui a marqué la scène artistique nationale et connue, notamment, dans le milieu universitaire contestataire et revendicatif dans les années 80. Cadre d’expression plurielle et qui a vu passer de nombreux membres, plutôt militants des droits de  l’homme et de la démocratie et qui  subiront continuellement des interpellations arbitraires, à l’exemple des regrettés Redouane Osmane, Mustapha Bacha et autres Bensedira, Abdelatif Bounab (dit Titif), Amara Ben Younes, Rabah Belaouane, Omar zeggane, Meziane Ourad, Malek Kara Youcef Aït Ouchellouche, Tahar Moussaoui, Merzouk Hemiane, Hassan ferrat, et beaucoup d’autres qui constitueront des acteurs de la scène politique de la mouvance démocratique.

La troupe sillonnera les villes et les villages les plus reculés d’Algérie, souvent sans rétribution. Elle s’imposera comme l’une des rares troupes artistiques à avoir bravé l’interdit pour défendre les causes justes et les revendications citoyennes, mais aussi celles des peuples opprimés, notamment celle du peuple palestinien.  À titre individuel, les membres de la troupe DEBZA apporteront leur soutien aux partis politiques du camp démocratique (PAGS, RCD FFS et PST). La mythique troupe  « Debza » (Le Poing) est sur le point d’achever  l’enregistrement d’un nouvel album « Ch’koun fina massoul ? » un travail de longue haleine et qui aura duré trois années. A travers cet entretien, Saïd Amazigh, vocaliste de la troupe, a bien voulu répondre à quelques questions sur la naissance et le parcours artistique mais aussi sur le nouvel album de Debza.

Saïd, pour beaucoup d’entre-nous, évoquer « Debza », c’est inévitablement citer Saïd Amazigh …

Je ne sais pas, enfin peut-être parce que j’étais le vocaliste de la troupe, mais sinon, « Debza » était un tout, une entité artistique politiquement engagé, une rencontre de copains, une  parfaite symbiose, une convergence d’idées, unie comme « les doigts d’une main », autour d’un idéal, d’ idées politiques progressistes,  dans un contexte politique difficile pour ne pas dire impossible, marquée par la répression et l’étouffement de toute expression contraire à l’ordre établi : c’était la pensée unique…

Justement, dans quel contexte et quelles conditions est née la Troupe « Debza » ?

 C’était en 1979, à l’université de Ben Aknoun. A ce sujet,  il faut dire et  rappeler que ce nom a été proposé par Djamal Zenati. Nom qui a été vite adopté parce qu’il  correspondait parfaitement à l’esprit de la troupe et pour toute sa symbolique : la lutte pour les causes justes, l’union, le refus de toute forme de répression et d’oppression, les revendications démocratiques, dont le couronnement a été les événements de 80, le Printemps berbère.

 Comment s’est retrouvé Saïd au sein de la Troupe Debza ?

 J’étais étudiant en Droit à l’université, j’ai intégré la Troupe en 1982 où il y avait une prise de conscience politique très forte,  et cette soif de dénoncer l’ordre établi. C’était dans ce contexte et cet esprit revendicatif et rebelle  que la «Debza » est née en 1979. Me concernant, comme j’avais déjà la passion pour la chanson et la poésie,  j’ai été influencé – dans le sens positif du terme –  par le travail artistique qui se faisait au sein de la troupe. Il y a avait un certain Taïbi Salmah qui m’a beaucoup  encouragé à intégrer la troupe et c’était le début d’une belle aventure.

 Sur le plan artistique, « Debza » ce n’était pas uniquement la chanson…

 Absolument, « Debza » a versé dans le théâtre et a interprété un certain nombre de pièces dans le style katébien puisque  Kateb Yacine était, non seulement un ami de la troupe mais son créateur, et je dirais même plus, son père spirituel. Sur le plan dramaturgique, Debza a mis en scène des textes de Yacine, avec la collaboration de Titif et Salim Benzadira, dans la mise en scène. La troupe a interprété plusieurs pièces dont « La voie » qui était une inspiration de Kateb Yacine…« Sendouq Laàdjeb », « Trégue », « El Ma », « Amar El Boudjadi », « A mmin itsradjoun Rebbi », (une adaptation en Tamazight de la célèbre pièce de Samuel Becket « En attendant Godot » un  texte de Mohya), « L’accusée » d’Abdelatif Bounab.

 Justement vous évoquez Kateb Yacine, c’est quelqu’un qui a marqué  la troupe…

 Absolument ! il a plus que marqué la troupe, il  était sa source d’inspiration artistique, à travers sa vision des choses, son génie créateur, c’est un monument. Il  était le créateur de la troupe, dans le cadre du collectif culturel Action culturelle des travailleurs (ACT), il était le fournisseur, si je puis dire, en textes pour la chanson, à l’exemple « Wach ra sayar f »aldjazaïr »

 Quels souvenirs  avez-vous gardés de lui?

 Kateb Yacine est plus qu’un souvenir. Comme je viens de le dire, c’était quelqu’un d’extrêmement généreux, humble. Son œuvre mondialement connue et reconnue continue de marquer la littérature algérienne et, paradoxalement, oublié chez lui. Justement,  ce qui caractérise son œuvre, c’est qu’elle est très proche du peuple, il était un défenseur acharné des langues populaires, il disait qu’il faut parler au peuple avec les langues qu’il connaît, qu’il comprend, l’arabe algérien, l’arabe populaire, tamazight avec ses différents parlers, dans ce contexte, « Debza » s’est imprégnée de cette réalité linguistique pour faire passer son message. J’ajouterai que  son génie, c’est d’avoir compris que, pour se faire comprendre par les siens, il faut tout simplement lui parler avec la langue qu’il comprend. Il a  réussi à se faire comprendre non seulement par les siens mais aussi  par les autres, en écrivant en français et dont les œuvres sont traduites dans plusieurs langues. D’où sa célèbre citation: « si j’écris en français, c’est pour dire aux Français que je ne suis pas Français » lui qui a pris conscience, très tôt du fait colonial et de ses crimes, témoin des évènements tragiques du 8 mai 1945 et arrêté par la police à l’âge de 16 ans au cours desquels la police coloniale a tiré sur les Algériens descendus dans la rue pour célébrer la victoire des Alliés sur le Nazisme et revendiquer l’indépendance de leur pays. Je voudrais juste ajouter quelque chose…

 Oui, allez-y

 C’était son décès en 1989, à Grenoble, en France, à l’arrivée de sa dépouille, elle a été accueillie par la troupe du Théâtre régional de Belabbes et la troupe Debza. Ce qui a frappé, la foule venue lui rendre un dernier hommage, c’est le traitement qu’il lui a été réservé, pour dire que, même mort, Yacine continuait à déranger… C’était triste de voir la dépouille de Kateb Yacine transportée  dans une camionnette « bâchée » de son domicile vers le cimetière El Alya, où il a été inhumé, parce que les autorités ont refusé de mettre à la disposition de sa famille un véhicule digne de ce genre de circonstance, ne serait-ce que par décence. D’ailleurs, il n’y avait pas grand monde à son enterrement du côté officiel. Parmi les politiques, il y avait Mouloud Hamrouche et la présence Matoub.

 Debza, c’est bien sûr la chanson, combien d’albums avez-vous produits ?

 « Debza » a enregistré deux albums, un répertoire de chansons à texte, engagées. Notre premier album « El hamla », sorti en 1986 et là aussi, n’était Kateb Yacine, le produit n’aurait jamais vu le jour puisque c’est lui qui l’avait financé, le deuxième album « S’fina -L’école » enregistré à Paris.

 Si on parlait de la thématique de Debza, on voit que c’est toujours d’actualité, à l’exemple de  « L’école », pourquoi avez-vous abordé  ce thème ?

 Tout simplement parce que c’est le socle de toute société. A travers cette chanson, on voulait dénoncer la dérive de l’école dans notre pays, et on le constate d’ailleurs, aujourd’hui, ça continue Et en prolongement, la question identitaire qui reste toujours posée, l’enseignement de Tamazight qui manque sérieusement de prise en charge, malgré les quelques acquis arrachés de hautes grâce au combat de militants de divers horizons politiques. Pour revenir à la chanson « L’Ecole », c’est un texte de Graeme Allwrit avec qui on s’est produits lors d’un spectacle à Alger. Nous avons eu aussi l’honneur de se produire avec de nombreux autres chanteurs  et artistes de Tunisie, du Chili, le groupe « Djurdjura » et sans oublier, bien sûr le grand Idir dont nous avons fait l’ouverture d’un de ses spectacles, à Lausanne.

 « Debza » a été témoin des événements d’octobre 88, comment avez-vous vécu cette période ?

 Octobre 88 était le cri d’une jeunesse réprimée dans le sang, les jeunes arrêtés ont connu les affres de la torture. Moi-même j’ai été arrêté  avec 14 autres jeunes, à Alger. Nous avons passé 4 jours dans un cachot d’un commissariat avant d’être transférés dans une caserne militaire. Ce sont des images gravées dans ma mémoire et qui ont laissé  en moi des séquelles indélébiles. N’oublions pas aussi qu’Octobre 88, était, d’une certaine façon, le prolongement des événements d’avril 80.  

 «  Debza » s’est pratiquement éclipsée depuis  2003 et vous avez tenté une expérience artistique en solo…

 Si mes souvenirs sont bons, le dernier spectacle de « Debza » remonte à 2003, au Théâtre régional de Bejaïa, en hommage à Kateb Yacine. Pour ce qui est de mon expérience artistique en solo, je dirais que  les circonstances et les aléas de la vie ont fait que la voix de « Debza » s’est tue, depuis. Ses éléments ont pris des trajectoires différentes. J’ai enregistré un album « Tamurth », en 1993, toujours dans le style Debza, à la différence que, les chansons que j’ai composées sont écrites en tamazight, puisque, comme vous le savez, Debza est d’expression linguistique plurielle (arabe populaire tamazight).    

 On croit savoir que vous êtes sur un autre album, pouvez-vous nous en dire plus ?

 Effectivement, des   amis de « Debza » m’ont contacté pour me proposer de reprendre et ça m’a fait énormément plaisir, parce que la troupe ne peut pas disparaître comme ça, avec toutes les péripéties qu’elle a connues mon engagement pour les causes justes et les libertés démocratiques, les droits de la femme restés intacts j’ai répondu présent.  Donc, c’est pour l’enregistrement d’un nouvel album sur lequel nous avons énormément travaillé  pendant trois ans, sous la conduite du professionnel Bazou, en matière d’arrangements. L’album de 9 titres (en arabe populaire et en tamazight) marquera, en tous cas, je l’espère, le retour de « Debza » sur la scène artistique. L’album en question, intitulé « Ch’koun fina masoul » (Qui de nous est responsable), c’est toujours dans l’esprit et le style « Debza » au grand complet, les mêmes thèmes, l’actualité politique, le recul des libertés démocratiques, le retour des fanatismes religieux, enfin bref, « Debza ». L’album sortira, normalement, début janvier 2010.

  En tant qu’artiste chanteur, quel regard portez-vous sur la chanson kabyle actuelle ?

 Chacun son style, sa façon de voir la chose et c’est au public d’apprécier ou non. De toutes les manières, chaque style a son public, mais il faut dire que ces dernières années,  le style festif,  a pris le dessus, ce qui fait que la chanson à texte engagée, qui caractérisait la chanson kabyle est presque en voie de disparition, si je puis dire. Exceptés, bien sûr, les artistes incontournables, et quelques autres jeunes chanteurs  qui arrivent sur la scène et qui apportent  une touche particulière, sur le plan poétique et dans l’interprétation, la chanson kabyle a besoin d’un souffle nouveau…

 Quelque chose à ajouter ?

 J’espère tout simplement que ce nouvel  album marquera le retour de Debza sur la scène artistique  et qu’il sera à la hauteur. 

Propos recueillis par Razen, 28 déc. 2009

+ Caricature de motsdtete: Ecole et grippe A h1n1

Lutte contre la grippe A H1N1 à l’école

Mots de Tête d'Algérie

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+Etablissements scolaires et grippe A/N1H1

 En attendant le vaccin…

En attendant le vaccin, que faire pour se protéger du virus ? Cette question se pose notamment dans les établissements scolaires et tout particulièrement dans les écoles – et c’est bien le cas- dans le zones « isolées »- dont les élèves se rendent à la cantine sans se laver les mains pour défaut d’eau.  

Alors que l’Institut Pasteur n’a pas encore délivré le certificat de conformité pour les 713 000 doses de vaccins reçues il y a plus de deux semaines et peine à donner le feu vert pour déclancher la campagne de vaccination,  la grippe A/H1N1 continue de progresser lentement mais « sûrement». Quatre nouvelles victimes sont enregistrées, hier,  ce qui porte le bilan à 36  décès. Le nombre est passé à 553 cas atteints par le virus, selon le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière.  

Selon le quotidien El khabar, l’Institut Pasteur « tergiverse » et sollicite le concours et même le secours des laboratoires étrangers  dans l’opération de certification de ce  premier lot de 713 000 doses livré par le laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK) et destiné à la vaccination des populations à risque, dont les personnels médical et paramédical, les femmes enceintes, les nourrissons âgés de moins de six mois et les malades chroniques.

En attendant le vaccin, que faire pour se protéger du virus ? Cette question se pose notamment dans les établissements scolaires et tout particulièrement dans les écoles – et c’est bien le cas dans les écoles des zones « isolées »- dont les élèves se rendent à la cantine sans se laver les mains pour défaut d’eau.  

Le premier vaccin reste bien sûr l’hygiène, ensuite, l’hygiène et enfin, l’hygiène. Sachant que l’hygiène passe par la disponibilité de commodités basiques dont la plus basique est l’eau, les autorités doivent se pencher au plus vite sur cet aspect. Il ne suffit pas de rabâcher  « des gestes simples pour se protéger contre la grippe A h1n1. » Dans les écoles, on a  affaire à des enfants. Il s’agit aussi et surtout de doter de les moyens élémentaires: Sanitaires propres, distributeurs de savons liquides, approvisionnement en eau, imposer une hygiène stricte au niveau des cantines…

Lorsque qu’on entend les responsables dire que tous les dispositifs de prévention sont mis en place au niveau des établissements  scolaires, de deux choses l’une: ou bien on ne vit pas sur la même « planète » ou bien ces dispositifs existent et qu’on ne veut pas les voir, et si c’est le cas, se serait de la mauvaise fois. Il y a urgence…

R.Z.motsdtete

+Caricature de motsdtete: Sommet de Copenhague sur le climat…

Sommet de Copenhague sur le climat: Temps de …cochon sur la planète

Caricature de Mots de Tête d'Algérie -  18 déc. 09

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+ Procès des militants du FFS de Ghardaïa: Relaxe pour les 17 accusés

+ Procès des militants du FFS de Ghardaïa: Relaxe pour les 17 accusés (Ph.D.R)  Relaxe pour  le Dr. Kamal Eddine Fekhar et les 16 militants du FFS

La chambre criminelle de la cour de Ghardaïa a relaxé ce soir Kamel Eddine Fekhar et les 16 militants du Front des Forces Socialistes de la wilaya de Ghardaïa poursuivis pour des faits  qui remontent à 2004, rapporte le blog Algérie politique, aujourd’hui.  Parmi les 17 militants, un militant est condamné à une peine de 6 mois de prison avec sursis.

Pour rappel, le docteur Kamel Eddine Fekhar, militant des droits de l’homme et membre de la direction du Front des forces socialistes a été accusé de « destruction de bien public et incendie volontaire d’un fourgon de police », survenu le mois de février dernier à Berriane. Le 9 décembre dernier, soit un jour avant le 61e Anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, Hocine Aït Ahmed, le Président du FFS a adressé une lettre  à madame Navanethem Pillay, Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme intitulée « Alerte pour une région particulièrement sous pression, dans un pays en détresse démocratique ! » et  dans laquelle il alerte l’opinion internationale et interpelle les organisations de défense des droits de l’homme.  

R.Z.motsdtete

+Aminatou Haidar rentre à Laâyoune après une grève de la faim de plus d’un mois

+Aminatou Haidar rentre à Laâyoune après une grève  de la faim de plus d'un mois Aminatou Haidar rentre à Laâyoune après une grève  de la faim de plus d’un mois

Un peu plus d’un mois après avoir entamé une grève de la faim et un véritable bras de fer avec les autorités marocaines, la militante sahraouie Aminatou Haidar est revenue dans la nuit de jeudi à vendredi à Laâyoune (Sahara occidental) dans un avion en provenance des Canaries (Espagne). L’avion médicalisé dans lequel elle avait embarqué s’est posé à Laâyoune vendredi vers 00H15 locales (et GMT). Il avait quitté Lanzarote deux heures plus tôt.

Selon une source policière, Mme Haidar a accompli normalement les formalités d’entrée à l’aéroport en marquant sur la fiche d’arrivée qu’elle « arrivait au Maroc ». Elle est ensuite partie dans une voiture conduite par son oncle maternel, cheikh Mohamed Boussoula.

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+ Aïssa Kadri, sociologue, au quotidien El watan: « L’université est en phase de coma profond »

Aïssa Kadri, sociologue. « L’université est en phase de coma profond »

Dans un entretien au quotidien El watan autour de l’état des lieux dans l’université algérienne,  le sociologue Aïssa Kadri estime que celle-ci est en phase de « coma profond ». Dans son analyse, le sociologue estime que cette situation n’est que le prolongement « de la fracture qui existe entre société et Etat ». De son point de vue, cet état de fait, s’explique par « l’inexistence de mécanismes de régulation sociopolitique, la mal gouvernance et la corruption endémique caractéristique d’un système prébendier,  politique qui a fait le vide à l’université ».

> Lien lire l’intégralité de l’entretien (El watan 16 déc. 09)

+ Awal Moharram 2009: Ce sera vendredi 18 décembre…

Awal Moharam, le Nouvel An musulman de l’Hégire 1429, est fixé au vendredi 18 décembre, Ce mois étant « dhou el hidja », comptant 30 jours et qui prend fin demain 17 décembre, contrairement aux informations qui voudraient que Mouharam tombe jeudi  17 décembre. Il faut dire que c’est la cacophonie, notamment au niveau des établissements scolaires qui, jusqu’à aujourd’hui restent dans le flou à ce sujet . Voilà qui est clair. Mouharam, ce sera vendredi prochain. Meilleurs voeux à toutes et à tous.

+ Sétif/ Massacre à … la pelle: Un adolescent tue ses parents, son frère et sa soeur

Un adolescent, âgé de 17 ans, a décimé toute sa famille à coups de pelle, rapporte la presse du jour, citant des sources sécuritaires. Ce lundi « rouge » restera certainement gravé dans la mémoire des habitants de la cité Dallas, dans la ville de Sétif qui a été le théâtre d’un drame dont les victimes sont le père, la mère ainsi que le frère et la sœur. Après avoir tué sa mère et sa sœur handicapée et dont il a  dissimulé les corps dans la cave du domicile familial, l’auteur de cette boucherie, armé de la même arme blanche, s’est « occupé » de son père dans son sommeil. Le carnage ne s’arrêtera pas là. En effet, l’adolescent attendra le retour de ses deux frères, pour s’acharner sur eux. L’un  a succombé à ses blessures à l’hôpital alors que l’autre, a pu échapper à cette folie meurtrière avec une blessure à l’épaule.  Une enquête est ouverte pour déterminer les circonstances exactes de ce quadruple meurtre.  

Mots de Tête d’Algérie

+ Chanson: Saïd Amazigh… une voix pour briser le « ronron » de la chanson kabyle

 + Chanson: Saïd Amazigh... une voix pour briser le Saïd Amazigh… une voix pour briser le « ronron » de la chanson kabyle…

Parler de l’artiste chanteur Saïd Amazigh, c’est se replonger dans la belle épopée de la célèbre troupe artistique  « Debza », créée en 1979 et qui a marqué la scène artistique nationale et connue  notamment dans le milieu universitaire contestataire et revendicatif. Depuis la dislocation de cette compagnie, Saïd Amazigh, de son vrai nom Saïd Hayoune, s’est mis en solo  avec un premier album. Cette expérience a été freinée par les aléas de la vie. L’élément phare de « Debza » a traversé une longue période difficile et se retire de la scène artistique. Loin des projecteurs, refusant de « fabriquer  des albums à la pelle », comme cela se fait de nos jours,  la voix du Rossignol  s’est « mise à l’ombre » pour chanter en silence… Pendant ce temps et telle une « fourmis », Saïd amazigh s’est planché dans la préparation d’un nouvel album qui s’annonce exceptionnel. Un projet qu’il a lancé voilà trois ans.  Ce nouveau produit viendra certainement  briser le « ronron »  qui gagne la chanson kabyle depuis quelques années.  Le blog Mots de Tête d’Algérie publiera,  bientôt et en exclusivité, un entretien avec Saïd Amazigh, dans lequel il nous parlera de son parcours artistique mais surtout de son nouvel album…

R.Z.motsdtete

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