Archive pour août, 2011

+ Musique/ Le groupe Mazal: Des racines et des ailes…

« Mazal ! » Retenez bien ce nom, celui d’un groupe de musique de Béjaia et qui fera certainement entendre beaucoup parler de lui… La scène de la maison de jeunes a vibré tout au long de la soirée d’hier aux rythmes d’une musique originale.  « Un non-style » , ce que revendique  le groupe, d’ailleurs. Une fresque musicale aux sonorités et aux rythmes riches et variés. Un « voyage » initiatique pour les mélomanes.  Du kabyle, au gnawi, en passant  par le reggae, le celtique, le jazz, avec un zeste de blues et une dose de musique gitane et rock , le tout avec de subtiles nuances  … Un mariage de « coeur « et de « raison »  réussi.  L’alchimie des  sons et des sonorités  a pris pour emballer  et séduire un public en communion. Une parfaite maîtrise de la machine instrumentale où, sans fausse  note,  cohabitent,   Guembri, guitare électrique,  mandole,  saxophone et  flûtes.

 « Mazal » qui n’est pas hermétique aux influences des autres musiques du monde, refuse de se barricader et de s’inscrire dans un genre musical conventionnel quelconque. « Mazal », ce sont des « racines et des ailes ». « Nous voulons faire quelque chose d’original, avec comme essence , notre folklore et patrimoine musical, algérien, kabyle mais aussi africain qu’on a tendance à oublier,   pour explorer  d’autres horizons et nous forger une identité, dira Younes Kati,  chef et batteur du groupe. C’est dans cet esprit que quelques titres de Slimane Azem et Cheikh El-Hasnaoui ont été revisités, avec une  touche particulière, dans la philosophie et l’esprit artistiques du groupe.  Mazal semble avoir saisi toute la portée de la  pensée de Joseph Joubert qui disait qu’il n’y a pas de musique plus agréable,  que les variations des airs connus.

En matière de thématiques, Mazal, un nom venu d’un « quiproquo » ente deux éléments du groupe (pas encore…) annonce la couleur. « Sans prétendre faire de la chanson engagée, précise Farid,  je dirais que notre musique est certainement contestataire ».  Cependant, le groupe gagnerait à peaufiner certains des textes de ses chansons, pour mettre encore en valeur l’aspect musical.

« Mazal! »  Vous n’avez encore rien vu… Bon vent!

+ Lien vers Entretien avec Younes Kati, chef &  batteur du groupe (audio + un montage vidéo)  

Mots de Tête d’Algérie

 

+ L’Algérie ferme ses frontières avec la Libye, selon El watan

C’est l’alerte générale aux frontières Algéro-Libyenne. L’état algérien a décidé unilatéralement de fermer ses frontières avec la Libye, apprend-on de sources sures.

 

Un communiqué devait être adressé avant la soirée aux différentes administrations intervenant sur les frontières telles que l’armée nationale populaire (ANP), la gendarmerie garde-frontières (GGF), la police des frontières et les douanes algériennes pour mettre en exécution cette décision.

 

Selon des sources diplomatiques à Alger, qui confirme l’information, la fermeture ne concerne que la partie à l’l'extrême sud de la frontière.

 

Cette fermeture intervient après l’annonce par le ministère des affaires étrangères, de l’entrée en Algérie de plusieurs membres de la famille d’El Gueddafi.

M.F.G El watan – Edition électronique (29/08/2011)

+ Le CNT libyen débaptise la Place de la Révolution algérienne à Tripoli:

La place de « la Révolution algérienne » à Tripoli s’appellera, désormais,  la place « Abou Dhabi » qui a soutenu sans réserve les Rebelles  sous la bannière du Conseil national de transition libyen (CNT). C’est par cette décision que le CNT veut  « solder » ses comptes  avec les dirigeants algériens, pour leur position sur la situation en Libye jugée « ambiguë ». Une telle décision n’honore nullement ses auteurs et la Révolution libyenne contre le régime de Kaddafi. Il est mal venu, irréfléchi  et irrespectueux de s’en prendre à la Révolution algérienne dont le seul héros était le peuple.

Mots de Tête d’Algérie

+ Saha Aïdkoum…

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Saha Aïdkoum, avec beaucoup de joie

Dans un pays où, au moins, rien qu’une fois

On respecte les lois,  seule voie,  seule foi

Vos oui et vos non, vos voix et vos droits

Saha Aïdkoum, beaucoup  de lumière

Sans bougies ni chandelles en vos chaumières

Sonelgaz, délestages, ses gags,  vos prières

Ne pas passer hivers  l’Age de pierre

Saha Aïdkoum, avec beaucoup de courage

Beaucoup de paix et sans faux barrages

Sans hantise de crever  au bout d’un virage

Sans kamikazes ni hommes étoilés sans visage

Saha Aïdkoum, sans écoles en chantiers

Ni classes surchargées pour vos écoliers

Bourrés de livres et programmes improvisés

Ni profs exploités, tabassés sans le sou virés

Saha Aïdkoum sans quatrième mandat

Dans un pays comme celui de Mandela

Avec une Constitution loin des «cinémas»

Ni marches spontanées ni courbettes ni Zaouïas

Saha Aïdkoum sans pouvoir en généraux

Sans peuple en particulier et mis à carreau

Rue, opinion et plume derrière les barreaux

Leur Etat de siège panacée des desperados

Saha Aïdkoum sans députés et leur salaire

300.000, aux électeurs sale air et misère

Sans Assemblée avec «Les mains en l’air !

Le nif ou la bourse !» « le nif et  fiers!»

Saha Aïdkoum votre pétrole qu’on éponge

Peuple crève la dalle, soupe cheveux d’ange

Sans viande et «quand je l’ai» on  vous la mange

Congelée, surgelée pas grave, on s’arrange
 

Saha Aïdkoum non sur une épave  de fous

Au gouvernail, un système rouillé jusqu’aux écrous

Naviguant  à vue,  vos enfants corde au cou

Sans issue , à bâbord à tribord, démordez-vous

Saha Aïdkoum sans sinistres ni Gouvernement

Sans Conseil des ministres, coupeurs de rubans

Au menu crise de sucre  des boniments

Pays à l’arrêt, illusions discours à profusion

Saha Aïdkoum, sans lames tuant vos enfants

«Nageant leur mer» vers d’autres cieux et horizons

Ici emploi des jeunes jusqu’à cinquante  ans

Crédits bancaires, devises aux amis et malversations

Saha Aïdkoum, avec beaucoup de joie

Dans un pays où, au moins, rien qu’une fois

On respecte les lois, la seule voie, la seule foi

Vos oui et vos non, vos voix et vos droits

Mots de Tête d’Algérie

+ Amizour, le Souk à 3 jours de l’Aïd: Les prix flambent, flambent…

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+Amizour: Il est en panne, le « camion »…

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+ L’ambassade de Libye à Alger adopte le drapeau des insurgés, celui de la Monarchie sous Idris Ier

Le drapeau de la Rebellion libyenne, adopté par l'ambassade de Libye à AlgerAu lendemain de l’entrée des révolutionnaires à Tripoli, l’ambassade de Libye à Alger, sise à El-Biar,  a affiché son ralliement à la rébellion contre le régime de Kadhafi, en adoptant, hier,  le nouveau drapeau, l’étendard choisi par l’opposition, constate  et rapporte le blog Algérie-Politique.

Il y a lieu de rappeler que l’emblème choisi par les rebelles date de la monarchie, sous Idris  Ier, de 1951 à 1977, renversé par le colonel El Kadhafi en 1969 qui a opté pour un drapeau unicolore, l’étendard vert. « L’ancien-nouveau »  drapeau  est constitué de trois bandes horizontales, vert dans sa partie inférieure, noir au milieu et enfin rouge dans sa partie supérieure. Au sein de la bande centrale, sont frappés un croissant et une étoile blancs, symboles de l’ancien régime.

Mots de Tête d’Algérie

+Amizour:La pièce « Fousha », de la Coopérative théâtrale Bliri de Constantine, sur la scène de la Maison de jeunes

+Amizour:La pièce Le 4e art continue son show à la Maison de jeunes qui a accueilli , dans la soirée d’hier, la troupe El Bliri de Constantine,  dans une pièce intitulée « Fousha » (La balade), en collaboration avec le Théâtre régional de Béjaia (TRB)

Mise en scène par Achour  Wahid, (qui tient également le rôle du metteur en scène dans la pièce), « Fousha », un mélange des genres,  entre le comique et l’absurde.  Le concept, un prétexte au « théâtre, ou plutôt, au cinéma dans le théâtre » pour faire voir l’envers du décor d’un monde civilisé,  où toutes les cultures « se valent », lui aussi confronté à la pauvreté, à  la violence, aux inégalités sociales…  Une réalité, certes, à la différence fondamentale,  que dans  cet « autre » monde, il existe des garde-fous, des instruments de régulation des pouvoirs. Selon, « Fousha », c’est l’histoire du chameau qui ne voit jamais sa bosse ? Une invitation  à la découverte  d’un monde  » selon l’auteur  qui met dans le « collimateur », « le paternalisme des puissances occidentales sur nos sociétés et  à qui elles veulent imposer leurs valeurs. »  

S’il est de propos et légitime de mettre à l’indexe cette « hégémonie » ou, en tous cas, les velléités hégémoniques, guidée par « les seuls intérêts économiques »,  la pièce occulte  et « déresponsabilise »  le « Nous ». Et nous dans tout ça ? Les régimes arabes despotiques qui continuent à s’imposer à leur peuple et prêts à mettre à sang et à feux leur pays sous couvert d’un ennemi imaginaire, qui n’existe que dans « la tête » (une réplique dans la pièce) ?  D’où la question : A qui incombe la responsabilité de l’asservissement des peuples, de « nos » peuples?  L’omniprésence du roi, d’un roi qui se donne en « spectacle », dans la luxure et la volupté, la mégalomanie n’est-il pas le propre des régimes absolutistes et des monarchies arabes ? Une réponse à cette question qui dérange? Le décor est planté et d’actualité : Les évènements du « printemps » arabe. « Oui, justement, ils sont « provoqués » , répond avec beaucoup d’hésitation sans trop convaincre, l’auteur de la pièce. « Les habits neufs des « rois nus »? Une lecture que ne démontrait  pas ce roi guignolesque et pitoyable…  

 Avec « Fousha« ,   le public, même peu nombreux, a eu droit  à  une bonne dose d’humour, à travers des scènes qui s’enchaînent, même sans intrigue, des échanges, des répliques cocasses, des imbroglios  admirablement interprétés et qui ont tenu en haleine les spectateurs  qui savent  apprécier l’esthétique du verbe et du geste théâtral. En somme, « Fousha, avec un décor sobre, pas trop encombrant, des « cubes », quelques pièces de tissus  est  une pièce à voir absolument. Le metteur en scène déplore, cependant, le manque de commodités (lumière, éclairage approprié, espace) ce qui aurait certainement donné une autre dimension à l’oeuvre.  La, c’est le « rôle » que doivent jouer les responsables de la DJS. 

Mots de Tête d’Algérie

+ Démographie mondiale: 7 milliards de Terriens en 2011

La population mondiale franchira le seuil des 7 milliards d’habitants  en 2011, selon les chiffres d’une étude de l’Institut national d’études démographiques (INED,France)  publiée ce jeudi qui  constate que, si  la croissance démographique connait un ralentissement, par contre  elle  reste très forte, en Afrique.   

C’est en 1999 que le cap  des  6 milliards avait été dépassé. Il aura fallu douze ans  (2011) pour atteindre les 7 milliards alors qu’il il faudra 14 ans pour enregistrer 8 milliards.  Une courbe expliquée par un ralentissement de la croissance  de la démographie.

Les pays les plus peuplés sont au nombre de 7 et qui , à eux seuls, représentent 3,59 milliards d’habitants, soit plus la moitié de la population mondiale globale. Il s’agit, à n’en pas douter,  de la   Chine (1,33 milliard) « rattrapée » par l’Inde  (1,17), les Etats Unis (306,8 millions), l’Indonésie (243,3), le Brésil (191,5), le Pakistan (180,8) et le Nigeria (162,3).

Selon les prévisions de l’INED, dans moins d’une décennie, la Chine cédera « sa place » à l’Inde,  qui sera le pays le plus peuplé de la planète. L’Inde enregistre 28 millions de naissances chaque année, contre 16.3 millions pour la Chine. 

La population du continent africain (Afrique du Nord comprise) pourrait, selon l’Ined plus que quadrupler en un siècle, pour passer de 800 millions en 2000 à 3,6 milliards en 2100, et ce malgré la forte mortalité due au sida.

Mots de Tête d’Algérie (Diverses sources)

+Amizour/Théâtre à la Maison de Jeunes: « Innayi jeddi » ou l’Histoire revisitée, de la troupe Machaho (Iferhounène)

+Amizour/Théâtre à la Maison de Jeunes: Malgré  une programmation « impossible », coïncidant avec la retransmission du  match JSK – DCMP et une salle qui n’offre pas toutes les commodités de confort par cette canicule,  la Maison de jeunes et l’Association « Artis » ont permis à un public  nombreux de passer une soirée théâtrale  fort sympathique, animée par la troupe amateur de la Coopérative Machaho  d’Iferhounène (Tizi-Ouzou), dans une pièce intitulée « Yannayi Jeddi » (Mon grand-père m’a conté… )

Une pièce historique, épique et à mettre même dans le registre chorégraphique, puisque la poésie et  le chant se taillent  la part  belle du spectacle.  « Innayi Jeddi,  l’histoire revisitée…  Celle de l’Algérie, et voulue en opposition  avec l’histoire « officielle,  celle enseignée dans les manuels scolaires à nos enfants », avertit Houche Abderahmane, l’auteur et metteur en scène de la pièce, avant le début du spectacle.

Une inspiration d’un livre de Kateb Yacine, la pièce passe en revue les principales grandes étapes de l’Histoire de l’Algérie, « celle qu’on occulte à nos enfants », tient à souligner Houche.  Les résistances du peuple algériens à toutes les invasions et à tous les colonialismes. De la Numidie, à l’empire romain,   la la kahina et à Okba Ibn Nafaâ, en passant par l’empire ottoman,  jusqu’à la colonisation française. S’en suivra l’Algérie post-indépendance et les évènements souvent tragiques qui ont jalonné son histoire (contemporaine): L’exercice du pouvoir, de Benbella à Bouteflika, le rôle de l’armée dans la vie politique, les évènements tragiques qui ont marqué le pays:  1980, 1988, « l’ouverture » démocratique , « les décennies noires »… Une façon de dire qu’ « un peuple qui oublie son passé se condamné à le revivre« , selon la fameuse sentence de Winston Churchill.

Quelques anachronismes et incohérences  sont venus dérouter les spectateurs avertis. Abordant les assassinats politiques, depuis le Mouvement national à nos jours, il a été cité Kateb Yacine et Mouloud Mammeri et l’on sait que le premier est mort des suites d’une longue maladie à Grenoble (France) et Mammeri a péri dans un accident de la route… L’on pensait, et il aurait été plus judicieux , d »évoquer leur autre « mort »: Les persécutions, les interdictions dont ont été frappés les rares intellectuels qui  ont défié le régime en place.  Une autre incohérence, et non des moindres, doit faire réfléchir autant l’auteur de la pièce que les comédiens eux-même. Les évènements d’Avril 80,  communément désignés par le Printemps berbère ou amazigh, dans la pièce, ils sont curieusement  « baptisés » « Tafsut n’ Tizi- Ouzou », ce qui ne plairait sans doute pas à Mouloud Mammeri ni à Kateb Yacine…

Si le jeu de quelques comédiens et comédiennes, notamment celle qui a campé le rôle de la Kahina magistrale et émouvante,  a compensé de nombreuses imperfections autant sur le fond (texte, dialogues qui manquent quelque peu de profondeur) que sur la forme, Innayi jeddi  qui constitue,  sans conteste, un précieux matériau pédagogique et didactique de transmission de l’histoire sans censure,  gagnerait certainement à être « revisitée ».

Mots de Tête d’Algérie

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