+ Génocide arménien: La Turquie suspend toutes relations avec la France et rappelle son ambassadeur à Paris
La Turquie vient de décider la suspension de toutes relations politiques, économiques et culturelles avec la France, après le vote d’une loi à l’Assemblée nationale condamnant la négation du génocide arménien. Comme première mesure, Ankara a rappelé aujourd’hui son ambassadeur à Paris et annule toutes les rencontres politiques, économiques avec l’Hexagone. Sur le plan militaire, La Turquie annule l’autorisation qui était faite aux avions de chasse et aux bâtiments de guerre de l’armée française d’atterrir ou d’accoster en son territoire.
La loi en question , votée à main levée, et adoptée par une très large majorité parmi la cinquantaine de députés députés présents, prévoit un an de prison et 45 000 euros d’amende en cas de négation d’un génocide reconnu par la loi. Pour rappel, le génocide arménien a été reconnu par la France en 2001.
Les évènements désignés par le génocide arménien ont eu lieu lieu d’avril 1915 à juillet 1916, lorsque Les deux tiers des Arméniens qui vivaient sur le territoire actuel de la Turquie ont été exterminés au cours des déportations et massacres de grande ampleur. Il fut planifié et exécuté par le parti au pouvoir à l’époque, le comité Union et Progrès, plus connu sous le nom de « Jeunes-Turcs », dirigeant l’Empire ottoman et engagé dans la Première Guerre mondiale aux côtés des Empires centraux. Considéré comme l’un des tout premiers génocides du XXe siècle, il a coûté la vie à un million deux cent mille Arméniens d’Anatolie et du haut-plateau arménien. Si la Turquie reconnaît que jusqu’à 500 000 personnes sont mortes entre 1915 et 1917, elle continue de considérer qu’elles ont été les victimes des aléas de la Première Guerre mondiale.
Côté politique, la Gauche dénonce une opération électorale de Sarkozy. Même du côté de la Majorité au pouvoir (UMP), des voix se sont élevées pour dénoncer le texte en question.
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