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Archive pour le 11 mars, 2012

+ Le documentaire « Guerre d’Algérie: La déchirure » n’évoque pas l’assassinat de Mouloud Feraoun par l’OAS: occultation ou simple omission?

Eymard Robert, Basset Marcel,  Feraoun Mouloud, Hammoutène Ali, Marchand Max et Ould Aoudia Salah.

Eymard Robert, Basset Marcel, Feraoun Mouloud, Hammoutène Ali, Marchand Max et Ould Aoudia Salah. assassinés par l'OAS le 15 mars 1962

Évoquant les attentats terroristes perpétrés en France et en Algérie par l’Organisation armée secrète (OAS) contre des personnalités et des intellectuels français, partisans de l’indépendance de l’Algérie, le documentaire « Guerre d’Algérie: La déchirure », diffusé ce dimanche sur France 2, est passé sur l’assassinat  de l’écrivain algérien Mouloud Feraoun avec cinq de ses collègues, Eymard Robert, Basset Marcel, Hammoutène Ali, Marchand Max et Ould Aoudia Salah, par l’organisation terroriste le 15 mars 1962, à quatre jours du cessez-le-feu,  près d’ El-Biar, sur les hauteurs d’Alger. Ils étaient criblés à l’arme automatique dos au mur par un commando Delta.

Occultation ou simple omission? La question mérite, tout de même, d’être posée, d’autant que le documentaire a consacré une bonne partie à l’épisode de l’OAS et son action en France et en Algérie  et qui  a pris le pouvoir à Alger pour s’opposer à l’indépendance de l’Algérie  par la terreur.

Mots de Tête d’Algérie

Rappel des faits

Dès l’aube du 15 mars 1962, l’O.A.S, ( Organisation Armée Secrète ) une organisation terroriste, déclenche en Algérie une journée d’attentats quasiment ininterrompus.
Ce jour là, à El-Biar, sur les hauteurs d’Alger, Max Marchand, chef des Centres Sociaux Educatifs a réuni dans les locaux du service tous les cadres venus de toute l’Algérie. Soudain un groupe de six hommes fait irruption dans la cour. Trois de ces hommes y mettent en batterie des fusils-mitrailleurs tandis que les trois autres se dirigent vers la salle de réunion. Celui qui commande l’action entre dans la salle, sort un papier de sa poche et, sans précipitation aucune, appelle des noms : Eymard Robert, Basset Marcel,  Feraoun Mouloud, Hammoutène Ali, Marchand Max et Ould Aoudia Salah. Les six hommes quittent la salle et sont conduits vers le mur de l’établissement qui leur est désigné par l’un des hommes.
Et soudain c’est la fusillade, l’un des fusils-mitrailleurs et les mitraillettes crachent en longues salves les balles meurtrières. Les six corps tombent les uns sur les autres.
La fusillade s’arrête aussi brutalement qu’elle a commencé mais quelques coups de feu isolés continuent : ce sont les coups de grâce.
Plus rien ne se produit, le groupe d’assassins s’est enfui, les gens sortent de tous les bureaux. Il est impossible de décrire l’effroi des témoins à la vue des six corps hachés par les tirs des armes de gros calibre. Six fonctionnaires de l’Education Nationale sont là, figés dans la mort, six victimes innocentes.
Un meurtre parmi tant d’autres ? Pas du tout ! La fin brutale d’une vindicte dont on poursuivait les responsables des Centres Sociaux Educatifs depuis leur création.

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