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+ Bac 2015/ Rendre à Derouiche ce qui n’est pas à Kabbani…

Mahmoud Darwish

Mahmoud Darwish

Nizar Kabbani

Nizar Kabbani

LE BAC 2015 fait la une de la presse qui évoque « une grave »  erreur dans le sujet d’arabe destiné aux filières Maths et Technique. L’erreur en question, note le quotidien l’Expression du jour,  s’est produite dans le nom de l’auteur du texte. « Il y a eu confusion entre deux poètes connus Mahmoud Darouich et Nizar El Kabbani « ,

C’est quand même bizarre, toutes ces bévues, lorsqu’on sait que la préparation et l’organisation de cet examen important ont débuté presque en début d’année et mobilisé d’impressionnants moyens matériels et humains : commissions nationales, sous-commissions régionales, wilayales,  locales… En somme, toute une logistique, stratégique, statistique, gymnastique, parasismique…
Cela m’amène, en tant qu’enseignant, à toucher un mot sur un aspect important de la préparation du bac : l’élaboration, la mise au propre et l’impression des sujets.

En tant qu’enseignant, et à l’instar de mes collègues,  je consacre au moins, je dis biens au moins quinze  jours à la préparation d’un sujet de composition (choix du texte, son adaptation éventuellement, formulation des questions, proportionnellement au volume du texte), ensuite la saisie du sujet, sa lecture, relecture, rectifications, corrections… Enfin, tout un processus… Tout ça, je vous le dis, pour un sujet de composition destiné aux collégiens.

Voyez-vous, je me dis que pour le ba-cca-lau-ré-at,  cela doit être d’une extrême attention, d’une incomparable et irréprochable méticulosité, d’une vigilante vigilance : «Hadhar dha, 3awdhas dha, akass wa, arrad win, arrad wa, balak akin, iwachu wa, naghlat dha … » Non mais, franchement, moi j’imagine que ça doit se passer comme ça, la préparation des sujets du bac. C’est sérieux! D’autant que les mesures prises par la Ministre sont annoncées en fanfare et en grandes pompes.

Suivons à la trace le parcours d’un sujet du baccalauréat.

Avant d’envoyer le sujet qui est toujours à l’état de brouillon, à la phase d’impression, théoriquement, pédagogiquement, didactiquement,  la commission « des pédagogues » chargée de cette mission de haute importance, doit veiller au grain, au moindre détail et procéder aux dernières vérifications comme, par exemple, rendre à Derouiche ce qui n’est pas à Kebbani…

Le sujet atterrit sur les rotatives pour son impression. Là, je présume que cette opération doit se dérouler sous la supervision de quelqu’un,  d’un responsable qui doit, à mon avis, s’assurer de l’adéquation du sujet adopté à celui imprimé. Normalement et logiquement, on reproduit d’abord un exemplaire pour constater qu’il est « nickel » à touts points  de vue : lisibilité, orthographe, nombre de questions, mise en page, numérotation et pagination des feuillets, «  sens de leur lecture », filières concernées  …   pour, ensuite lancer le tirage du nombre de copies nécessaire.

Ce qui vient de se produire pour le sujet d’arabe, est tout simplement ahurissant et je me dis : mais bon sang ! Que font tous ces moyens  « humains », toutes ces commissions, ces inspecteurs s’ils ne sont même pas en mesure d’assurer « une impression » normale d’un sujet ?

Lorsqu’on fait un petit flash-back sur les déclarations des responsables, annonçant les mesures exceptionnelles « Spécial bac »,  je reste médusé. Jugeons-en : « Cette année, le bac sera particulier », « Toutes ces mesures, c’est pour préserver la crédibilité des examens  algériens », « Les inspecteurs qui ont élaboré les sujets des examens du bac, devraient être « isolés du monde » pendant une période de 40 jours. », « La révocation pour les surveillants qui s’absentent et taratata! »

Si toute cette batterie de mesures draconiennes a été prise, cela suppose que c’est pour ne plus prendre de mesures. Détrompons-nous ! Faut encore des mesures sur  les mesures démesurément déjà prises!

Dans une réaction à ce premier couac « baccaleuresque », les responsables du secteur prévoient d’autres mesures.  Mazal dhaghan « les mesures » ? C’est pour mesurer quoi, alkhawa ? Ca y est! « Anagh c’est censé être déjà mesuré! »
R. ZENATI

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