Archive pour 'Analyse-Reflelxion'

+ DOCUMENT: Message de Hocine Aït Ahmed au Conseil national du FFS

Alger, le 2 mars 2012

« Notre but est dans la remobilisation politique et pacifique de notre parti et de notre peuple »

Chers amis, Salam Alaykoum,
Mon opinion concernant cette élection est faite depuis un certain temps. J’ai pourtant tenu à prendre la température au sein du parti et à m’imprégner des délibérations des militants avant de me prononcer.
Je tiens d’abord à rendre un hommage particulier aux militants de base dont l’engagement sans failles s’accomplit depuis des années dans la plus rude des conjonctures politiques.
Je tiens également à remercier la direction – non moins militante- du parti pour les efforts consentis sur le chemin de la reconstruction –sans cesse recommencée- du lien politique à l’intérieur de l’appareil du parti, au sein du parti, avec nos partenaires dans la société et avec la population.
J’ai suivi et lu attentivement vos débats, vos remarques, vos inquiétudes et vos attentes. Je m’en suis trouvé conforté dans mes convictions et dans ma décision.
Depuis un an, depuis l’éclosion des révoltes populaires dans le monde arabe, on ne cesse de nous poser la question : Pourquoi l’Algérie ne fait pas comme les autres pays de la région ?
Notre réponse a toujours été très claire : Il existe une voie algérienne vers la libération de la dictature comme il a existé une voie algérienne pour la libération du colonialisme.
Et si la voie pacifique a échoué à libérer l’Algérie de la colonisation française pour laisser la place à la lutte armée, la voie de la violence a échoué à libérer l’Algérie de la dictature, du sous-développement et des menaces extérieures et doit laisser place à la lutte politique au sens le plus sérieux du terme.
C’est d’abord la voie de la violence du régime qui a échoué. La violence de la prise du pouvoir par la force. La violence de la répression des libertés, la violence de la dépossession du peuple algérien de son droit à l’auto-organisation, la violence de l’exclusion politique et donc économique et culturelle.
Puis est venue la violence de la sale guerre avec son lot de haines, de brutalités inouïes, de révisionnismes intolérables qui ont réhabilité les conduites méprisantes et les discours néo-colonialistes les plus scandaleux.
Derrière la guerre au terrorisme et derrière l’alibi du néo-libéralisme économique, le pays a été renvoyé plusieurs siècles en arrière. Et je n’exagère rien.
Les dernières intempéries sont venues démontrer à quel point déposséder une population du droit à s’organiser autour de ses propres conditions de vie et de travail conduit à la catastrophe.
Et si les classements déshonorants de notre pays dans tous les domaines par les institutions internationales laissent nos dirigeants de marbre, ils sont douloureusement ressentis par notre peuple et nos cadres qui à chaque fois que l’occasion leur en a été donnée ont su montrer de quel génie nous sommes capables.
Oui, les intempéries ont mis à nu une rhétorique creuse et des chiffres ronflants de dépenses destinées à finir dans les poches de la corruption qui gangrène le pays.
Ce n’est pas seulement le pouvoir central qui se désintéresse de ce qui se passe dans les régions, c’est le pouvoir local lui-même qui se retrouve totalement démuni par ce que tout a été fait pour le réduire d’abord en contrôle (et donc en soutien) populaire ensuite en moyens et en prérogatives.
Il y a des régions d’Algérie qui sont aujourd’hui passées sous le contrôle quasi-total des mafias, des régions où la notion d’état n’existe presque plus. Des potentats locaux et des seigneurs de guerre font régner leur propre loi en s’appuyant sur leurs hommes de mains. Certains rêvent peut-être de cela en Kabylie.
Certains voient dans cette déliquescence la forme idéale d’autonomie pour nos sociétés en sous-développement accéléré. La voie de l’écrasement de l’encadrement politique de la population sous la puissance de l’argent sale, de la violence et de la manipulation des foules.
L’autre voie violente qui a échoué et a activement participé à la régression du pays est celle de l’intégrisme.
L’intégrisme islamiste et l’intégrisme anti-islamiste ont combattu le pluralisme irréductible de notre société. Ils ont – tous deux – contribué à aggraver les dégâts préalablement occasionnés par l’autoritarisme et l’intolérance du parti unique. Les deux ont également servi de base de manipulation des passions et des personnes par la police politique du régime.
Et c’est une violence supplémentaire que de réduire l’importance de toutes ces violences cumulées dans l’état de délabrement actuel du pays.
Demander aux algériens d’aller voter pour sauver le pays des périls sans rien changer de sa démarche est une des inconséquences habituelles de ce pouvoir. Car, avant toute autre, c’est sa démarche qui est en cause.
On vient nous dire aujourd’hui que le pays est en danger, qu’il traverse un moment « sensible » et autres discours qu’aucune vision politique ne porte et que n’incarne aucun programme sérieux de sortie de crise. On ne nous apprend rien.
Cela fait des décennies que nous vous disons que votre démarche conduit le pays à sa perte !
Et vous venez maintenant nous dire que le pays est en danger ! Tout en persistant dans votre vision biaisée et unilatérale et en manoeuvrant en sous-main vos réseaux pour qu’ils entravent notre travail de construction politique et pacifique de notre société !
Notre démarche, depuis le congrès de la Soummam, se distingue de la votre par l’option stratégique de la primauté que nous accordons à la construction du politique.
La primauté du politique parce qu’elle signifie l’engagement conscient et actif du peuple. Parce qu’elle signifie l’organisation de la société autour de la défense de ses intérêts. La primauté du politique parce qu’elle signifie la concertation la plus large possible, et le rassemblement conscient des volontés non l’abdication ou l’exacerbation des passions.
La primauté du politique parce qu’elle exclue le recours à la violence entre algériens dans la conduite de leurs affaires et dans la gestion de leurs différends. La primauté du politique parce qu’elle met en présence des citoyens égaux en droits et en devoirs et non des maitres et des esclaves.
La primauté du politique parce qu’elle se construit sur des pouvoirs et des contre-pouvoirs. Et par ce qu’elle organise les rapports entre les deux.
La primauté du politique enfin parce que les partis et les militants qui se distinguent par une ligne politique véritable savent détecter la vérité du mensonge et peuvent apprendre de leurs propres faiblesses les moyens de reconstruire leurs forces.
C’est à cause de cette primauté que nous accordons au politique que le sens de notre action s’est toujours distingué de celle du régime.
Notre conception de la démocratie n’est pas la même que la leur : Nous la concevons comme une organisation légale des droits et libertés de notre peuple portée et défendue par des institutions ancrées dans la société et qui incarnent des pouvoirs et des contre-pouvoirs clairement définis.
Notre conception de la participation électorale n’est pas la même que la leur : Nous nous investissons dans la mobilisation des citoyens en vue d’une finalité politique collective alors qu’ils s’investissent dans la promotion des clientèles en vue d’un intérêt privé.
Notre conception du contrat politique n’est pas la même que la leur. Nous avons débattu avec des partenaires politiques à Rome en 1995 et nous avons publiquement proposé au pouvoir une plate-forme de sortie de crise en 14 points. En toute transparence. Pour la gestion des différends au sein de la société et entre la société et le pouvoir.
Ils ont été discuté dans des maquis, ou ailleurs, et nous ont insinué, par des fuites organisées dans la presse, qu’ils avaient conclu un accord avec des groupes armés. Un accord dont personne ne sait toujours rien !
Notre réconciliation n’est pas la même que la leur. Ils l’ont décrétée au travers d’une charte qui interdit aux algériens de porter devant la justice des crimes qui relèvent de cette sombre page de notre histoire. Au mépris de toutes les souffrances occasionnées à ce peuple. Au mépris de toutes ces victimes, les morts, les disparus, les blessés, les traumatisés, les exilés, les déplacés… Ils ont interdit aux algériens de faire face à ce qui leur a été imposé et de s’en saisir pacifiquement en s’appuyant sur leur sens moral pour dépasser ce sombre épisode.
Nous avons toujours défendu le principe d’une réconciliation qui s’appuie sur la vérité et la justice comme préalable et comme garantie contre l’impunité autant que contre les ingérences.
La liste est longue qui illustre la permanence de nos positions respectives. Celle du pouvoir basée sur la manœuvre à courte vue et la notre basée sur la conviction que seule la mobilisation politique et pacifique de notre peuple peut mettre le développement, la justice et la démocratie à portée de notre société et notre pays à l’abri des ingérences extérieures.
Pour toutes ces raisons notre cheminement va continuer à diverger avec celui du pouvoir dans ses deux déclinaisons : celle qui s’exprime à l’intérieur du cadre institutionnel et celle qui attaque ce cadre sitôt qu’elle en est exclue.

Chers amis,
Je considère que la participation à ces élections est une nécessité tactique pour le FFS qui s’inscrit en droite ligne de notre stratégie de construction pacifique de l’alternative démocratique à ce régime despotique, destructeur et corrompu.
Je sais, nombre d’entre vous craignent la puissante attractivité de la mangeoire du régime.
Ceux-là, je les comprends, je partage leur souci et je les rassure : nous pouvons, nous devons et nous allons, nous donner les moyens du contrôle de notre participation. Cette participation a tiré les enseignements de nos lacunes de 1997 et nous allons tout mettre en œuvre pour les combler.
D’abord par ce que notre but ne réside pas dans un quota de sièges à atteindre. Notre but est dans la remobilisation politique et pacifique de notre parti et de notre peuple. C’est là l’essentiel de notre décision. Remettre du mouvement dans le Statu quo.
Le pouvoir a conduit le pays dans une impasse. Une triple impasse : celle du pouvoir, celle du pays et celle de la Kabylie.
Le démantèlement du politique partout dans le pays a particulièrement ciblé la Kabylie par ce qu’elle a pendant des décennies constitué le réservoir de mobilisation démocratique et de contestation politique du pays.
Ces vingt dernières années ont constitué une régression phénoménale dans tous les domaines à l’échelle nationale. Le renforcement du régime s’est fait dans le sillage du démantèlement de structures de l’état partout à travers le pays. En Kabylie, c’est également au démantèlement d’une organisation et d’un engagement politique de la population qu’il a été procédé. Car ces derniers s’étaient maintenus dans la région contre vents et marées. Je vous ai longuement décrit ce processus machiavélique dans ma note sur les arouchs.

Chers amis,
Aujourd’hui, plus que jamais, c’est sur chaque militant et chaque militante que nous devons nous appuyer pour gagner la bataille de la remobilisation politique.
C’est en toute sérénité que le parti doit aborder cette étape de son parcours, et dans le respect de tous ceux qui, hors du parti, défendront de manière respectable d’autres visions que la notre, mais il est exclu que quiconque nous donne des leçons en politique, en démocratie, en militantisme, en patriotisme ou en Takbaylit.
Nous n’avons aucune leçon à recevoir ni de ceux qui veulent nous apprendre comment défendre notre parcours- qu’ils n’ont pas- ni de ceux pour qui l’engagement ne fût qu’une alternance de trahisons. Trahir une cause puis une autre avec l’irresponsabilité politique, l’outrance verbale et le mensonge comme seules constantes.
Nous avons appris, dans la pratique des êtres, à identifier et choisir ceux qui nous agréent comme camarades, comme frères et comme amis et ceux qui ne nous agréent à aucun de ces titres mais que nous supportons car ils sont, malgré tout, des compatriotes.

Chers amis,
Une fois la décision du conseil national prise et rendue publique nous allons nous concerter et dégager ensemble la stratégie et les moyens à mettre en œuvre pour les étapes suivantes.
Je vous transmets mes salutations militantes.

Hocine Aït Ahmed

+ DOCUMENT EXCLUSIF: Etude comparative des régimes indémnitaires & des statuts particuliers réalisée par le SETE de Béjaia

Le blog Mots de Tête d’Algérie publie le document portant étude comparative des régimes indemnitaire, élaborée, en juin 2011, par le Syndicat d’Entreprise des Travailleurs de l’Education de la wilaya de Béjaia (SETE W. B) et qui met à nu des inégalités salariales criantes et flagrantes entre les fonctionnaires de la Fonction publique, et qui touche de nombreux secteurs. L’opinion constatera que le secteur de l’Education, contrairement à ce que l’on veut faire passer, est loin d’être bien loti.

+ DOCUMENT EXCLUSIF: Etude comparative des régimes indémnitaires & des statuts particuliers réalisée par le SETE de Béjaia dans Actu d'Ici pdf Document propriété & oeuvre du SETE (Bejaia)

pdf dans Analyse-Reflelxion Etude comparative des Statuts Particulier par SETE W. B – Juin 2011

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Toute reproduction, en dehors d’un usage personnel et de vulgarisation pour et au profit d’une communication syndicale, n’est pas autorisée et serait maladroite. 

+ L’école algérienne en l’absence d’évaluation

Par Brahim Haraoubia 

L’école est une institution qui régule la marche d’une nation soit vers le progrès, soit vers des abîmes incertains et obscurs. Nulle personne, ne voudrait confier ses enfants à l’incertain. Chacun de nous porte l’espoir de voir ses enfants réussir leurs études, des études solides, sérieuses et performantes. Cela ne peut se faire qu’à travers une école qui remplit correctement sa fonction. Une école qui a la capacité d’influer positivement sur son environnement. Qu’en est-il du quotidien de notre système éducatif ?

Réalité de l’école Algérienne
Le sujet de l’école concerne tout le monde. A voir de près la situation, ce sujet divise plus qu’il ne rassemble. Il y a les tenants du constat d’échec de l’école et les tenants d’une école Algérienne, performante et qui fait même des envieux par ailleurs dans le monde. Chacun se reconnaitra. L’optimisme des uns, et le « pessimisme » des autres créent une confrontation frontale sourde et improductive. Il est important de s’écouter les uns et les autres. L’affirmation qui  parle d’une école en faillite, d’une école en crise, de déperdition et d’une forêt de pratiques  pédagogiques diverses, ne peut être ni neutre ni infondée. La preuve on parle de réformes. Pour ceux qui défendent la thèse d’une école algérienne performante, faire abstraction de l’existence de problèmes, entraîne nécessairement, vers un nivellement et ce n’est certainement pas l’objectif recherché. 
Comment peut-on connaître réellement la valeur de l’école Algérienne ? Est-ce à travers ce que dit la rue, est ce à travers le discours officiel ou est ce, à travers les résultats d’examens ou autres. Tout reste relatif, car un examen peut être modulé au vu des niveaux et des situations en présence. A ce moment il ne donne en aucune manière le niveau de performance de l’école car il a été biaisé au départ.  

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+Message de Hocine Aït-Ahmed, président du FFS aux Algériennes et aux Algériens

« Pour une alternative démocratique et pacifique »

Le droit d’avoir des droits

Les révolutions en cours en Tunisie et en Egypte, la magnifique leçon de courage, d’organisation et de détermination populaire qu’elles ont donné à voir au monde entier nous interpellent directement. 

Les développements dramatiques que connait la légitime demande populaire de changement démocratique en Libye ont révélé au monde les pics de sauvagerie dont sont capables des dictateurs fous n’ayant de compte, à rendre à personne. Et surtout pas à leurs peuples. 

La crise algérienne s’inscrit naturellement dans le cadre des crises en cours. Pour autant, il n’est pas question de céder à une quelconque «contagion démocratique » dans l’explication et le  traitement de chaque situation nationale.  Deux  «constantes» émergent pourtant de l’ensemble des révolutions en cours dans la région: D’une part l’existence de régimes prédateurs, impopulaires et inaptes à porter la demande de liberté et de dignité de leurs populations. Et d’autre part une forte réaffirmation, par les peuples, du droit d’avoir des droits. 

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+Rachid Tlemcani (politologue) à El watan, à propos du remaniement ministériel

 Rachid Tlemcani (politologue): « Ce remaniement reflète la lutte autour de la rente et de l’après-Bouteflika »« Ce remaniement reflète la lutte autour de la rente et de l’après-Bouteflika »

 

> Quelle lecture politique faites-vous de ce remaniement ministériel ?

C’est un remaniement que tout le monde attendait. On l’attendait en réalité depuis avril 2009, depuis l’intronisation du président Abdelaziz Bouteflika pour un troisième mandat. Il a fallu donc plus d’une année d’immobilisme structurel, politique et économique pour assister à un remaniement. Comme par hasard, ce remaniement coïncide avec la visite, tant attendue, du président Abdelaziz Bouteflika en France, la participation au sommet France-Afrique perçue comme un signe d’apaisement dans les relations bilatérales alors que les relations algéro-US sont apaisées depuis que le siège de l’Africom a été installé à Stuttgart. Globalement, les changements n’ont touché que quelques postes.  Comme autre élément de la grille de lecture, cela renvoie à l’affrontement des clans qui existe au sein du gouvernement algérien, entre deux groupes fondamentaux: la présidence et le service sécuritaire, entre un pouvoir monarchique, de type tribal, et un pouvoir sécuritaire, de type moderniste. > Ici Lire la suite de l’entretien à partir du lien

Par Amel Blidi  In El watan du 31 mai 2010

 

+Samuel Ciszik, expert international en hydrocarbures à Liberté:“Sonatrach est réputée pour son manque de transparence”

Samuel Ciszik, expert international en hydrocarbures: “Sonatrach est réputée pour son manque de transparence”   « Sonatrach est réputée pour son manque de transparence »

Samuel Ciszik est un expert international dans le secteur de l’énergie. Il est chargé de la région Afrique du Nord et Moyen-Orient au sein de l’IHS Global Insight, un cabinet américain de consulting et d’évaluation des risques en matière d’investissements dans 200 pays. Dans cet entretien, il revient sur le scandale de Sonatrach, qualifiant les allégations de corruption de très graves. Selon lui, cette affaire risque de ternir l’image de la compagnie sur le marché international des hydrocarbures et auprès de ses partenaires étrangers.

Liberté : La direction de Sonatrach fait l’objet d’accusations de corruption. Que pensez-vous de ces allégations ?
Samuel Ciszik : Ces allégations sont très graves. L’implication de hauts responsables dans ce scandale constitue une épreuve dure pour la compagnie qui aura un peu de mal à s’en remettre, compte tenu des répercussions sur son système de fonctionnement. Cependant, il faut savoir que si le processus de restructuration est bien géré, Sonatrach en sortira plus forte. Le fait qu’elle soit au centre d’investigations poussées, devra aussi à long terme restaurer sa réputation. Car elle aura acquis une plus grande transparence.

En votre qualité d’expert international dans le domaine des hydrocarbures, avez-vous soupçonné l’existence de pratiques de corruption à une aussi grande échelle au sein de Sonatrach ?

Je pense que personne en dehors de la compagnie, ne s’attendait à la révélation d’un scandale de cette ampleur, impliquant un aussi grand nombre de responsables. Après tout, ce n’est pas comme si les individus impliqués voulaient que leurs plans soient découverts. En matière de transparence, cependant, Sonatrach est loin d’avoir une bonne réputation. Par conséquent, beaucoup de personnes, surtout les partenaires de la compagnie, n’ont pas dû être surpris en apprenant la nature des allégations.

> In Liberté du jeudi 28 janvier 2010

(Lire la suite)

+ Mohamed Dahlane. Membre du Comité central du Fatah à El watan: « Le Hamas a instauré un pouvoir militaire à Ghaza par le fer et le sang »

« Le Hamas a instauré un pouvoir militaire à Ghaza par le fer et le sang »

Le mouvement Hamas pense que la continuité de l’embargo pourrait arranger ses calculs en se montrant aux yeux du monde comme victime. Ancien ministre palestinien délégué à la sécurité et bête noire du mouvement islamiste Hamas, Mohamed Dahlane analyse, dans cet entretien, les raisons des divisions interpalestiniennes. Pour lui, la responsabilité incombe entièrement au mouvement Hamas soutenu par certains pays arabes. Une division qui sert de prétexte à Israël pour continuer son agression. L’homme le plus controversé de la Palestine accuse le Hamas d’avoir commis des crimes dans la bande de Ghaza semblables à ceux de l’occupant. Par ailleurs, il rappelle que la préoccupation centrale du Fatah demeure l’instauration d’un Etat palestinien indépendant.

La question palestinienne traverse une des ses phases les plus critiques et la situation s’est aggravée avec le blocus contre Ghaza. Comment sortir de cette impasse ?

Il faut rappeler sans cesse que la responsabilité première de la souffrance du peuple palestinien reste l’occupation israélienne de notre terre. Et la seule issue pouvant mettre un terme à cette souffrance qui dure depuis des décennies réside dans la fin de l’occupation et l’instauration d’un Etat palestinien indépendant avec comme capitale Jérusalem-Est et le retour aux frontières de1967. Elle réside également dans le règlement de la question du retour des réfugiés. Donc, comme vous le voyez, le problème est politique et nécessite donc un règlement politique. Il va sans dire que nous n’allons pas poursuivre les Israéliens devant les juridictions internationales pour les crimes commis contre le peuple palestinien. D’un autre côté, nous devons admettre que le coup d’Etat sanguinaire perpétré par le mouvement Hamas dans la bande de Ghaza et la division qui s’en- suivit au sein du peuple sont à l’origine du recul de la question palestinienne. Ce qui a donné à Israël des prétextes pour continuer son agression contre les Palestiniens et tourner le dos aux résolutions qu’il avait pourtant ratifiées. C’est dans ce contexte que nous avons, en tant que OLP, signé le document de réconciliation sans condition et nous multiplions nos appels au Hamas pour qu’il en fasse de même. Il y a urgence à laisser de côté les intérêts claniques étroits pour faire face à l’occupant. L’intérêt national doit l’emporter sur les intérêts partisans.

 In El watan du 17 janvier 2010 > Lien lire l’intégralité de l’entretien
 

+ Aïssa Kadri, sociologue, au quotidien El watan: « L’université est en phase de coma profond »

Aïssa Kadri, sociologue. « L’université est en phase de coma profond »

Dans un entretien au quotidien El watan autour de l’état des lieux dans l’université algérienne,  le sociologue Aïssa Kadri estime que celle-ci est en phase de « coma profond ». Dans son analyse, le sociologue estime que cette situation n’est que le prolongement « de la fracture qui existe entre société et Etat ». De son point de vue, cet état de fait, s’explique par « l’inexistence de mécanismes de régulation sociopolitique, la mal gouvernance et la corruption endémique caractéristique d’un système prébendier,  politique qui a fait le vide à l’université ».

> Lien lire l’intégralité de l’entretien (El watan 16 déc. 09)

+ Verdict prononcé contre les cinq élèves du lycée Okba: Le président de l’Union des parents d’élèves de la wilaya d’Alger réagit:

Atteintes à mineurs et abus de confiance

Par M. Salah Amer-yahia *

Le verdict rendu par le tribunal de Bab El-Oued dans l’affaire des cinq mineurs, élèves de surcroit d’un établissement de l’Education nationale, nous laisse perplexes, désarmés et désorientés. Une année de prison ferme et 50 millions d’amende pour chacune de ces victimes de l’abus de confiance! Le délit, si délit il y a, s’est produit dans l’enceinte d’un établissement public éducatif à savoir le lycée Okba d’Alger dont le staff administratif vient encore une fois de se distinguer par des atteintes à mineurs. C’est une institution de la République ayant comme missions et objectifs l’éducation et la formation des enfants de cette République. Les lycéens sont rarement des adultes aussi l’entière responsabilité du ministère de l’Education nationale est engagée. Si ces enfants sont reconnus coupables de délit(s), la responsabilité incombe à cette institution qui a failli. Elle a failli à ses missions, à ses objectifs et aussi à ses devoirs envers les parents. Ces enfants à l’instar de millions de leurs camarades rejoignent l’école comme des feuilles blanches, avec la pureté des anges. Une décennie après, leurs parents découvrent que leur progéniture est trainée dans l’opprobre par cette même institution en charge de son éducation, de sa formation. S’il y a échec, il incombe à cette institution. S’il y a délit, atteinte à l’emblème national, le coupable est le chef de cet établissement scolaire, le représentant de M. le ministre de l’éducation nationale. On est en présence de dévoiement de mineurs ! La faute de l’élève, de ces élèves, est interne à l’établissement scolaire. Elle relève de la discipline et de son conseil, prévu par la réglementation de l’Education nationale.
Le surdimensionnement de cette affaire n’a d’égale que son instrumentalisation occulte au moment où les auteurs de crimes d’atteintes à la République, à la société, à l’économie sont blanchis et récompensés.
Dans le pire des cas, ces élèves auraient dû rejoindre la caserne pour aimer le drapeau national ou, à la milite, le respecter car notre institution éducative démontre, par ce cas absurde, son échec à faire aimer aux élèves et le drapeau national et l’Algérie.
L’Union des parents d’élèves de la wilaya d’Alger se met à la disposition des ces élèves et de leurs parents doublement victimes à qui on tenté de faire haïr le drapeau national et d’en faire des bannis.
Le 01 Novembre 2009
* Le président fondateur de L’Union des parents d’élèves de la wilaya d’Alger (UPE Alger)
M. Salah Amer-yahia

+ Mokrane Aït Larbi. Avocat à El watan:« On ne peut pas parler de liberté dans un pays en état d’urgence »

   « On ne peut pas parler de liberté dans un pays en état d’urgence »

En l’espace d’une semaine, ce ne sont pas moins de trois rassemblements qui ont été empêchés par les forces de l’ordre dans la ville d’Alger. L’état d’urgence fait peser sur les libertés individuelles une véritable chape de plomb, muselant toute velléité d’opposition. Maître Mokrane Aït Larbi estime que la levée de l’état d’urgence devient impérative.

-  Vendredi, un rassemblement populaire, pourtant pacifique, a encore été empêché par les forces de l’ordre dans les rues d’Alger. De même, la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) n’a pas été autorisée à organiser une rencontre nationale sur la peine de mort. En tant qu’homme de droit, comment considérez-vous ces interdictions ? Trouvent-elles une justification ?

Dans un Etat de droit, tout ce qui n’est pas interdit par la loi est permis. Dans un Etat totalitaire, tout ce qui n’est pas autorisé par le pouvoir est interdit. Dans une démocratie, les manifestations publiques de la rue sont soumises à une simple déclaration et dans les salles on est libre de se réunir… > Lire la suite de l’entretien ici à partir du lien

G.L. (El watan du 12/10/09)

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