Archive pour 'Echos d’Amizour'

+ Musique/ Le groupe Mazal: Des racines et des ailes…

« Mazal ! » Retenez bien ce nom, celui d’un groupe de musique de Béjaia et qui fera certainement entendre beaucoup parler de lui… La scène de la maison de jeunes a vibré tout au long de la soirée d’hier aux rythmes d’une musique originale.  « Un non-style » , ce que revendique  le groupe, d’ailleurs. Une fresque musicale aux sonorités et aux rythmes riches et variés. Un « voyage » initiatique pour les mélomanes.  Du kabyle, au gnawi, en passant  par le reggae, le celtique, le jazz, avec un zeste de blues et une dose de musique gitane et rock , le tout avec de subtiles nuances  … Un mariage de « coeur « et de « raison »  réussi.  L’alchimie des  sons et des sonorités  a pris pour emballer  et séduire un public en communion. Une parfaite maîtrise de la machine instrumentale où, sans fausse  note,  cohabitent,   Guembri, guitare électrique,  mandole,  saxophone et  flûtes.

 « Mazal » qui n’est pas hermétique aux influences des autres musiques du monde, refuse de se barricader et de s’inscrire dans un genre musical conventionnel quelconque. « Mazal », ce sont des « racines et des ailes ». « Nous voulons faire quelque chose d’original, avec comme essence , notre folklore et patrimoine musical, algérien, kabyle mais aussi africain qu’on a tendance à oublier,   pour explorer  d’autres horizons et nous forger une identité, dira Younes Kati,  chef et batteur du groupe. C’est dans cet esprit que quelques titres de Slimane Azem et Cheikh El-Hasnaoui ont été revisités, avec une  touche particulière, dans la philosophie et l’esprit artistiques du groupe.  Mazal semble avoir saisi toute la portée de la  pensée de Joseph Joubert qui disait qu’il n’y a pas de musique plus agréable,  que les variations des airs connus.

En matière de thématiques, Mazal, un nom venu d’un « quiproquo » ente deux éléments du groupe (pas encore…) annonce la couleur. « Sans prétendre faire de la chanson engagée, précise Farid,  je dirais que notre musique est certainement contestataire ».  Cependant, le groupe gagnerait à peaufiner certains des textes de ses chansons, pour mettre encore en valeur l’aspect musical.

« Mazal! »  Vous n’avez encore rien vu… Bon vent!

+ Lien vers Entretien avec Younes Kati, chef &  batteur du groupe (audio + un montage vidéo)  

Mots de Tête d’Algérie

 

+ Amizour, le Souk à 3 jours de l’Aïd: Les prix flambent, flambent…

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+Amizour: Il est en panne, le « camion »…

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+Amizour:La pièce « Fousha », de la Coopérative théâtrale Bliri de Constantine, sur la scène de la Maison de jeunes

+Amizour:La pièce Le 4e art continue son show à la Maison de jeunes qui a accueilli , dans la soirée d’hier, la troupe El Bliri de Constantine,  dans une pièce intitulée « Fousha » (La balade), en collaboration avec le Théâtre régional de Béjaia (TRB)

Mise en scène par Achour  Wahid, (qui tient également le rôle du metteur en scène dans la pièce), « Fousha », un mélange des genres,  entre le comique et l’absurde.  Le concept, un prétexte au « théâtre, ou plutôt, au cinéma dans le théâtre » pour faire voir l’envers du décor d’un monde civilisé,  où toutes les cultures « se valent », lui aussi confronté à la pauvreté, à  la violence, aux inégalités sociales…  Une réalité, certes, à la différence fondamentale,  que dans  cet « autre » monde, il existe des garde-fous, des instruments de régulation des pouvoirs. Selon, « Fousha », c’est l’histoire du chameau qui ne voit jamais sa bosse ? Une invitation  à la découverte  d’un monde  » selon l’auteur  qui met dans le « collimateur », « le paternalisme des puissances occidentales sur nos sociétés et  à qui elles veulent imposer leurs valeurs. »  

S’il est de propos et légitime de mettre à l’indexe cette « hégémonie » ou, en tous cas, les velléités hégémoniques, guidée par « les seuls intérêts économiques »,  la pièce occulte  et « déresponsabilise »  le « Nous ». Et nous dans tout ça ? Les régimes arabes despotiques qui continuent à s’imposer à leur peuple et prêts à mettre à sang et à feux leur pays sous couvert d’un ennemi imaginaire, qui n’existe que dans « la tête » (une réplique dans la pièce) ?  D’où la question : A qui incombe la responsabilité de l’asservissement des peuples, de « nos » peuples?  L’omniprésence du roi, d’un roi qui se donne en « spectacle », dans la luxure et la volupté, la mégalomanie n’est-il pas le propre des régimes absolutistes et des monarchies arabes ? Une réponse à cette question qui dérange? Le décor est planté et d’actualité : Les évènements du « printemps » arabe. « Oui, justement, ils sont « provoqués » , répond avec beaucoup d’hésitation sans trop convaincre, l’auteur de la pièce. « Les habits neufs des « rois nus »? Une lecture que ne démontrait  pas ce roi guignolesque et pitoyable…  

 Avec « Fousha« ,   le public, même peu nombreux, a eu droit  à  une bonne dose d’humour, à travers des scènes qui s’enchaînent, même sans intrigue, des échanges, des répliques cocasses, des imbroglios  admirablement interprétés et qui ont tenu en haleine les spectateurs  qui savent  apprécier l’esthétique du verbe et du geste théâtral. En somme, « Fousha, avec un décor sobre, pas trop encombrant, des « cubes », quelques pièces de tissus  est  une pièce à voir absolument. Le metteur en scène déplore, cependant, le manque de commodités (lumière, éclairage approprié, espace) ce qui aurait certainement donné une autre dimension à l’oeuvre.  La, c’est le « rôle » que doivent jouer les responsables de la DJS. 

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+Amizour/Théâtre à la Maison de Jeunes: « Innayi jeddi » ou l’Histoire revisitée, de la troupe Machaho (Iferhounène)

+Amizour/Théâtre à la Maison de Jeunes: Malgré  une programmation « impossible », coïncidant avec la retransmission du  match JSK – DCMP et une salle qui n’offre pas toutes les commodités de confort par cette canicule,  la Maison de jeunes et l’Association « Artis » ont permis à un public  nombreux de passer une soirée théâtrale  fort sympathique, animée par la troupe amateur de la Coopérative Machaho  d’Iferhounène (Tizi-Ouzou), dans une pièce intitulée « Yannayi Jeddi » (Mon grand-père m’a conté… )

Une pièce historique, épique et à mettre même dans le registre chorégraphique, puisque la poésie et  le chant se taillent  la part  belle du spectacle.  « Innayi Jeddi,  l’histoire revisitée…  Celle de l’Algérie, et voulue en opposition  avec l’histoire « officielle,  celle enseignée dans les manuels scolaires à nos enfants », avertit Houche Abderahmane, l’auteur et metteur en scène de la pièce, avant le début du spectacle.

Une inspiration d’un livre de Kateb Yacine, la pièce passe en revue les principales grandes étapes de l’Histoire de l’Algérie, « celle qu’on occulte à nos enfants », tient à souligner Houche.  Les résistances du peuple algériens à toutes les invasions et à tous les colonialismes. De la Numidie, à l’empire romain,   la la kahina et à Okba Ibn Nafaâ, en passant par l’empire ottoman,  jusqu’à la colonisation française. S’en suivra l’Algérie post-indépendance et les évènements souvent tragiques qui ont jalonné son histoire (contemporaine): L’exercice du pouvoir, de Benbella à Bouteflika, le rôle de l’armée dans la vie politique, les évènements tragiques qui ont marqué le pays:  1980, 1988, « l’ouverture » démocratique , « les décennies noires »… Une façon de dire qu’ « un peuple qui oublie son passé se condamné à le revivre« , selon la fameuse sentence de Winston Churchill.

Quelques anachronismes et incohérences  sont venus dérouter les spectateurs avertis. Abordant les assassinats politiques, depuis le Mouvement national à nos jours, il a été cité Kateb Yacine et Mouloud Mammeri et l’on sait que le premier est mort des suites d’une longue maladie à Grenoble (France) et Mammeri a péri dans un accident de la route… L’on pensait, et il aurait été plus judicieux , d »évoquer leur autre « mort »: Les persécutions, les interdictions dont ont été frappés les rares intellectuels qui  ont défié le régime en place.  Une autre incohérence, et non des moindres, doit faire réfléchir autant l’auteur de la pièce que les comédiens eux-même. Les évènements d’Avril 80,  communément désignés par le Printemps berbère ou amazigh, dans la pièce, ils sont curieusement  « baptisés » « Tafsut n’ Tizi- Ouzou », ce qui ne plairait sans doute pas à Mouloud Mammeri ni à Kateb Yacine…

Si le jeu de quelques comédiens et comédiennes, notamment celle qui a campé le rôle de la Kahina magistrale et émouvante,  a compensé de nombreuses imperfections autant sur le fond (texte, dialogues qui manquent quelque peu de profondeur) que sur la forme, Innayi jeddi  qui constitue,  sans conteste, un précieux matériau pédagogique et didactique de transmission de l’histoire sans censure,  gagnerait certainement à être « revisitée ».

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+ Amizour/Animation ramadanesque à la Maison de jeunes: L’Association « Artis » à l’honneur

Ce n’est pas parce que l’APC ou « les associations » qui lui sont inféodées n’organisent pas d’ activités culturelles, sous prétexte que le centre culturel est inopérant, que rien ne se passe dans la commune, comme l’a déclaré sur les ondes de la Radio Soummam, le PAPC. Eh bien non ! Il se trouve qu’une association dénommée « Artis » qui active au niveau de la Maison de Jeunes propose et organise tout un programme d’animation durant le mois de Ramadhan.

En effet, en plus de représentations théâtrales, dont la première a eu lieu vendredi dernier avec la coopérative théâtrale Machahou (Iferhounene) dans une pièce intitulée « Innayi jeddi »,  « Artis » a programmé la projection de films longs métrages et documentaires, inédits et réalisés par des auteurs algériens censurés, ainsi que des soirées musicales animées par quelques artistes et troupes de la région.

Le président de l’association B. Khireddine se dit ne pas comprendre pourquoi  ce black- out sur tout ce qui vient des autres.   » Personne n’a le monopole de la culture ni encore moins, celui d’organisation » a-t-il tenu à rappeler, en précisant que ce sont les membres de l’association qui ont dû mettre la main à la poche, pour les frais engagés dans cette entreprise. A rappeler, par exemple  que, pour le transport de la troupe théâtrale d’Iferhounene, c’est l’APC de Barbacha qui a facilement mis à la disposition de l’association un bus en Aller retour (Amizour-Iferhounen -Amizour). Et du côté de notre APC? L’APC d’Amizour s’est contentée de prendre en charge le transport de la troupe  jusqu’à l’auberge de Tichy, lieu d’hébergement.

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+ Amizour: Un jeune de 21 ans meurt dans un accident de tracteur

Aujourd’hui, vers 14 heures, un jeune résidant au lieu-dit « Ferme Binar »a péri dans un accident de tracteur, selon des témoignages sur les lieux du drame. Agé de 21, la victime a été découverte,  sous l’engin sans benne, au bord de la chaussée, au niveau de l’intersection (vers Ahemmam). Venant de Boukhalfa, le véhicule, probablement déséquilibré,  s’est renversé, à un virage  non loin de la pépinière Saâdi. Alertés, les éléments de la protection civile n’ont pu que constater le décès du jeune homme, dont le corps a été transporté à l’hôpital d’Amizour.

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+ Amizour: Avis de recherche dans l’intérêt des familles

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+Amizour/ En grève depuis le 2 mai: Consultation à bulletins secrets « pour ou contre la reprise du travail », demain à la Socerca

En grève depuis le 2 mai dernier, les travailleurs de la SO.CER.CA  (Société Céramique Carreaux Amizour) devront se prononcer, et à bulletins secrets, sur la suite à donner à leur mouvement social, demain dimanche, apprend-on de source syndicale de l’entreprise. « Oui ou non pour la poursuite de la grève » telle est la question à la quelle devront répondre les grévistes qui voient leur mouvement s’enliser, face à l’indifférence et au silence des responsables concernés.

Cette importante consultation convoquée par la section syndicale, intervient consécutivement à une rencontre avec le SGP, lundi passé à Alger et qui s’est engagé à verser les salaires des trois mois de grève, en contrepartie de la reprise du travail pendant 2 jours, avant le départ en congé, durant le mois de Ramadhan. Toujours selon la même source, s’agissant des revendications formulées par les travailleurs, elles reprendraient le mois de septembre.

Pour rappel, les travailleurs grévistes revendiquent une augmentation des salaires de 100% , l’application du plan de carrière, l’attribution de 5 catégories au profit des travailleurs en préretraite,  et la rénovation des équipements de l’entreprise.

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+ Amizour: Un citoyen agressé par deux agents de sécurité, au siège de la mairie

Un citoyen, quarantenaire membre de l’association du village Ihayounene a été agressé par deux agents de sécurité  au  siège de l’APC, hier, vers 10 h. L’incident s’est produit lorsque,  la victime s’est présentée à la réception pour  demander une audience avec le premier vice-président qui assure actuellement l’intérim  du P/APC. Selon nos informations, l’agent de sécurité a refusé d’accéder à sa demande, arguant le fait que le responsable sollicité n’était pas disponible.  C’est à ce moment-là, qu’une violente dispute a éclaté entre l’employé de la mairie et le membre de l’association qui s’est vu sérieusement  pris à partie par son « interlocuteur ».

Les choses n’en resteront pas là, puisque un autre agent de sécurité, qui n’est autre que le frère du premier, s’est également mis de la partie pour prêter main forte à son frangin. On a appris que la victime, rossée de coups,  a vite fait de déposer plainte pour agression et s’est fait délivrer un certificat médical par un médecin légiste. 

Par ailleurs, on croit savoir que les habitants d’Ihayounene, indignés par « l’accueil » réservé à un délégué de leur association, se sont réunis aujourd’hui et pourraient même mener une action de protestation, devant le siège de l’APC ;  alors qu’une délégation composée d’un élu, d’un employé de l’APC et du père de l’agent de sécurité, également employé communal,  s’est déplacée  aujourd’hui mercredi à Ihayounene, en vue de présenter des excuses à la victime et à sa famille et les dissuader contre tout prolongement judiciaire de l’affaire.

Selon nos sources,  le père de la victime et les membres de l’association ont posé des conditions à la « troika ». Il a été exigé  des excuses  écrites publiques, des mesures disciplinaires contre les deux frères agents de sécurité, auteurs de l’agression et d’accéder aux doléances des villageois que l’association avait déjà formulées.  Toujours selon nos sources, les deux employés communaux mis en cause auraient été suspendus, jusqu’à nouvel ordre.

Il faut dire qu’au niveau du siège de l’APC, certains agents de sécurité se comportent en « videurs », face aux citoyens dont le seul tort est de solliciter une entrevue avec les élus du peuple

Nous y reviendrons.

Mots de Tête d’Algérie(Mise à jourle 20/7/2011, à 23 h)

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