+ Amizour/ Affaire « décharge communale »: Les habitants réclament une commission d’enquête

Décharge communale amizourLa grogne est à son paroxysme au niveau de la troisième commune de la wilaya de Béjaïa, après le chef-lieu et Akbou. En effet, Amizour, forte de ses 109 kilomètres carrés et de ses 40.000 âmes, ne décolère pas face à ce qui a été décidé par les autorités locales, entre autre l’exécutif communal. A cet effet, et avant de parler de ce qui se passe, rappelons que le lundi 2 novembre, des habitants, riverains de la décharge communale, ont procédé à la fermeture de la route d’El kseur pour protester contre cette source de pollution inquiétante. « Cela s’est passé notamment depuis qu’une entreprise privée a été autorisée par l’exécutif communal à y entreposer ses déchets industriels. ». C’est ce que nous avons pu lire sur une déclaration affichée un peu partout dans les coins et recoins du chef-lieu de la commune par l’association solidarité avec jeunesse (SAJ) en date du 5 novembre passé, soit trois jours seulement après la fermeture de la RN 21 au niveau d’El Kseur.

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+ Les droits de la femme: la « façade » et les réseaux « underground »

Les droits de la femme: La façade et les réseaux underground« La femme ne doit pas travailler. Sa place et son espace naturels sont la maison. Son rôle est de s’occuper de son foyer et de l’éducation des enfants. Ce rôle ne peut être assumé par l’homme, le mari. Pourquoi? Parce que ce dernier, accaparé par son travail, du matin au soir, n’a pas suffisamment de temps à consacrer à l’éducation des enfants. Si les deux parents travaillent, les enfants seront livrés à eux-mêmes. La femme qui travaille se dit subvenir aux besoins de la famille. Mais, cette responsabilité incombe exclusivement au mari. Si la femme aussi travaille, les enfants seront privés de l’affection de leur mère et leur éducation en pâtira. » (lire la suite)

+ Bac 2015/ Rendre à Derouiche ce qui n’est pas à Kabbani…

Mahmoud Darwish

Mahmoud Darwish

Nizar Kabbani

Nizar Kabbani

LE BAC 2015 fait la une de la presse qui évoque « une grave »  erreur dans le sujet d’arabe destiné aux filières Maths et Technique. L’erreur en question, note le quotidien l’Expression du jour,  s’est produite dans le nom de l’auteur du texte. « Il y a eu confusion entre deux poètes connus Mahmoud Darouich et Nizar El Kabbani « ,

C’est quand même bizarre, toutes ces bévues, lorsqu’on sait que la préparation et l’organisation de cet examen important ont débuté presque en début d’année et mobilisé d’impressionnants moyens matériels et humains : commissions nationales, sous-commissions régionales, wilayales,  locales… En somme, toute une logistique, stratégique, statistique, gymnastique, parasismique…
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+ Amizour/Fêtes de mariages: Couscous, cortèges et… décibels

amizourSynonyme de vacances mais aussi de fêtes, la saison estivale comme celles des années précédentes s’annonce particulièrement riche en fêtes de mariages. La fréquences de célébration des noces sera intense, sans doute, en raison du mois de carême qui contraint à engager une course contre la montre… Si par le passé, les mariages n’étaient célébrés que les week-ends, désormais, c’est sept jours sur sept. Il n’ y a pas un jour qui passe sans qu’il n’ y ait fête au village, dans les quartiers…

Dans les petits villages, de nouvelles habitudes ont vu le jour. Il y a d’abord celles qui consistent à organiser les réjouissances dans des salles de « fêtes »*, louées à des particuliers. Les carnets de commandes des gérants de ces lieux sont chargés. Pour les réservations, il faut s’ y prendre au moins deux mois à l’avance contre une somme qui varie entre 25000 et 30 000 DA.

Les plus nantis, eux, s’offrent le luxe et le faste des grands hôtels et autres salles de grand standing. Sur cet aspect, les citoyens sont partagés, il y en a ceux qui sont pour et ceux qui sont contre. Les premiers évoquent le côté pratique. Louer une salle, c’est surtout pour éviter de mettre la maison sens dessus dessous, c’est « plus pratique et plus propre et puis c’est à la mode. » Il suffit d’y mettre le prix, alors que les seconds, plus réfractaires, invoquent le charme d’une fête au sein de la maison familiale.

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+ Malgré les scandales de corruption et les sévères tacles de Platini et de Maradona, Sepp Blatter réélu à la tête de la Fifa

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+ « Les femmes d’Alger » à 140 millions de dollars

"Les femmes d'Alger", Picasso, 1955

« Les femmes d’Alger », Picasso, 1955

« Les Femmes d’Alger », une toile du célèbre peintre espagnol Pablo Picasso, pourrait battre un record du monde de vente, à New-York. Peint en 1955, le tableau est estimé à la somme astronomique de 140 millions de dollars.
Le Picasso qui représente une scène de harem à Alger, a été peint d’après une œuvre d’Eugène Delacroix, « les Femmes d’Alger dans leur appartement » et figure parmi les cinq œuvres les plus chères de l’histoire de l’art.

+ 1er Mai/ L’Algérie célèbre la fête internationale du travail

1 MAI

+ Amizour/ Autisme, l’association « El Amel » brise le tabou lors de sa première sortie sur le terrain

M. B"laid, le président (à droite de la ph) avec des membres de l'association

M. B »laid, le président (à droite de la ph) avec des membres de l’association

« L’autisme est un soleil inversé: ses rayons sont dirigés vers l’intérieur. »Christian Bobin

Parler d’autisme, un trouble du comportement et du développement que beaucoup, par ignorance, assimilent à une sorte de « folie », n’est pas chose aisée. En Algérie, selon le quotidien El watan, il y a 400 000 enfants et adolescents autistes  sans soins ni prise en charge. Qu’en est-il dans notre commune? Nous n’en savons pas grand-chose. Une chose est, cependant sûre, il y a des enfants autistes mais, pour plusieurs facteurs, ils sont privés de prise en charge.  C’est la raison d’être de l’association de prise en charge des enfants autistes « El Amel » qui vient d’être créée  par les parents d’un enfant autiste (Anis sur la photo). C’est à l’occasion de la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme (02 avril)  que cette association effectue sa première sortie publique, en organisant une exposition documentée, une projection d’un documentaire fort intéressant sur le thème, alors que la deuxième partie a été consacrée à une conférence animée par des spécialistes. Son président, M. Bélaid,  employé à la mairie de Béjaia, a bien voulu répondre à nos questions à ce sujet.

MTA: – Voulez-vous bien présenter votre association et nous parler des circonstances de sa création ?

M. Bélaid: – L’association de prise en charge des enfants autistes a vu le jour en mars 2014. L’idée de créer une telle association est simple : étant, moi-même père d’un enfant autiste, nous avons, ma femme et moi pris tout de suite conscience de la situation. A travers des consultations médicales et spécialisées, le diagnostic est vite fait, Anis souffre d’autisme. Il nous fallait réagir, faire quelque chose. C’est, ainsi que nous avons été amenés à prendre contact avec d’autres associations, comprendre mieux les choses en la matière.

- J’imagine que la création de l’association n’était pas de tout repos… trouver un siège, par exemple…

- Oui, effectivement, à commencer d’abord, par la composante des membres du bureau, il se trouve que, parmi mes collègues membres de l’association,  je suis le seul, à être père d’un enfant autiste. Je saisis cette occasion pour les remercier de  s’être ralliés  à notre cause mais aussi  pour le travail et les efforts qu’ils, fournissent au sein de l’association, alors qu’ils ne sont pas directement confrontés.

Pour ce qui est du siège, la commune n’ayant rien à mettre à notre disposition, nous avons vraiment galéré pour nous doter  d’un local. Après avoir diffusé  une annonce pour la location d’un appartement, ce que nous aurions préféré, nous nous sommes vu contraints de louer un local de 72 m², à 12000 DA par mois.

- Et  les moyens financiers,  comment ça se présente pour l’association ?

Pour l’instant, nous n’avons bénéficié d’aucune subvention. Nous avons formulé des demandes auprès des autorités (APW, DAS,APC) et, dans l’attente d’une suite, nous fonctionnons avec nos propres moyens. Déjà,  rien que pour la location du local, j’ai du débourser 14 millions à titre de caution au propriétaire, pour une année, sans compter les frais  d’aménagement qui j’ai moi-même pris en charge.  Après concertation, le bureau de l’association a également fixé à 2000 DA par moi le menton de la cotisation de chaque  parent.

 - Au sein du bureau de votre association, vous êtes le seul membre  qui soit parent d’un enfant autiste…

Probablement, l’association qui n’est qu’à ces premiers balbutiements, n’est pas suffisamment connue et  il y a, certainement,  un problème d’information que nous devons surmonter, justement à travers des actions de proximité, de sensibilisation et de vulgarisation. Il faut dire les choses telles qu’elles sont, parler d’autisme reste encore un tabou, comme tant d’autres. Nous n’avons pas la prétention de révolutionner les choses, mais transmettre des messages très simples : d’abord, comprendre qu’il il y a des enfants qui naissent différents des autres, qui sont atteints d’un trouble du comportement qu’on appelle « autisme » et qui n’est pas une maladie mentale,  ensuite, ces enfants, contrairement, aux idées reçues, ne sont pas des enfants « fous », pour reprendre cette formule désagréable pour ne pas dire assassine de chez nous « d a3eggun, d amehboul », non ! Il y a des signes qui doivent alerter les parents, notamment les mamans, dès la petite enfance. Car, Il est admis que  plus la prise en charge est précoce, mieux cela va

- Justement, quels sont les signes typiques du trouble de l’autisme ?

- Les premiers signes évocateurs de l’autisme apparaissent le plus souvent entre 18 et 36 mois.
L’enfant est trop calme ou, au contraire, trop excité. Il semble indifférent au monde sonore et aux personnes qui l’entourent. Il ne réagit pas (ou peu) aux séparations et aux retrouvailles. Il ne sourit pas (ou rarement) et reste silencieux. Il ne joue pas à faire « coucou » et ne cherche pas à imiter les adultes. Il développe des comportements répétitifs et s’intéresse à un nombre très restreint d’objets. Les parents ne doivent hésiter aucun moment. Ensuite c’est l’intervention des spécialistes, à plusieurs niveaux, un suivi, une prise en charge adapté, la famille, l’entourage, pour aller, un tant soi peu, vers la socialisation de l’enfant…

- Comment s’organise l’association, en matière de prise en charge des enfants ?

Jusqu’à maintenant, nous accueillons 14 enfants autistes, auxquels s’ajoutent 4 sur la liste d’attente, pris en charge par 4 psychologues et une orthophoniste, affectés par la Direction de l’action sociale  (DAS) à travers des activités adaptées, avec un rythme de 2 heures par jour

- Certainement, l’un des objectifs de l’association est de faire dans la sensibilisation et la pédagogie, Quels sont vos objectifs à moyen et long termes ?

Comme vous venez de le préciser, apprendre à comprendre pour mieux expliquer et transmettre l’information, reste primordiale,  à moyen terme,  nous organiser davantage, doter l’association d’une administration fluide, d’une banque de données statistiques au niveau de la commune et à l’échelle de toute la région,  organiser des regroupements avec les parents d’enfants autistes, créer des liens, des groupes de discussions, d’échanges d’expériences,  et à long terme, nous ambitionnons de créer un centre de prise en charge spécialisé…

- Un message particulier à lancer…

L’autisme, il faut en parler, cela n’arrive pas qu’aux autres,  ne pas hésiter à demander conseil, les portes de l’association sont ouvertes, dans la mesure des moyens dont elle dispose, être vigilant au sein des familles, En fait, le véritable « autisme », c’est celui de la société, de refuser d’admettre ce trouble qui peut atteindre un enfant, de lui tourner le dos et de le  laisser  livré à lui-même.

Merci pour ce que vous faites, bon courage et bonne continuation  

Propos recueillis pas R. Zenati

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